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Chapitre 14 : Vérité, confiance et Véritaserum

LE MIROIR DE PEUT-ÊTRE
- Vérité, Confiance et Veritaserum--

----Oo00oo----

Après une semaine qui inclut le comportement étrange de Sev, une conversation typiquement bizarre avec Albus et ensuite toute l'excitation et l'émotion de rencontrer les versions non-du miroir de Ly'haniir et Silver, Harry décida sommairement qu'il avait gagné le droit de se permettre de faire la grasse matinée dimanche matin et d’ignorer la pile de rouleaux de devoirs l'attendant dans son bureau. En conséquence, il manqua l'arrivée du hibou qui livrait habituellement son journal du matin à la salle à manger.
Rétrospectivement, cela s'avéra plutôt être une bonne chose, puisque - s'il avait été à l'heure - il aurait probablement été au milieu d'une bouchée d’œufs et de toast quand il aurait vu la première page.

En fait, il lui fut épargné l'embarras de cracher son petit déjeuner partout sur la table, simplement parce que la Gazette du Sorcier était déjà là quand il arriva finalement. Le journal à l’air inoffensif était proprement plié, le couverture vers le bas, à côté de son assiette et aussitôt que Harry fut assis, il le ramassa automatiquement et le retourna.

' MAGES DE GUERRE À POUDLARD' criait le titre en gros caractères. Et au-dessous de cela, dans un texte seulement marginalement plus petit : ' Des douzaines de Mages de Guerre mystérieux ont été signalés à l'École de Sorcellerie et de Magie de Poudlard- réunions secrètes tenues! '

Choqué, Harry parcourut l’article à la hâte. Il devint rapidement clair que la capacité de la Gazette du Sorcier à exagérer avait été travaillée en heures supplémentaires. À proprement parler, le mot 'signalés' rendait le style d'écriture gonflée complètement précise. Harry n'avait aucun doute que pas mal de premières années jeunes et excitables avaient griffonné des lettres décrivant l'arrivée de plusieurs Mages de Guerre étranges et inconnus au château hier. Cependant, la Gazette du Sorcier avait employé ces 'rapports' prétendus pour faire sonner cela comme si cela avait été une invasion grandeur nature par un bataillon entier de soldats fous de bataille et dangereux.

Mais même ce morceau désagréable de désinformation pâlissait en comparaison des implications des quelques derniers paragraphes de l'histoire.

Vers la fin de l'article, le journaliste de la Gazette du Sorcier déclarait manifestement qu'une organisation secrète de Mages de Guerre existait évidemment quelque part dans le monde et qu'une armée si formée et cohésive de guerriers pourrait bien poser une menace sérieuse à la sécurité et à la sûreté de la Grande-Bretagne des Sorciers. La propre apparition de Harry en tant que Ash n'était pas passée non plus inaperçue, et on laissait fortement comprendre que ce n'était aucunement une coïncidence s’il s’était montré peu de temps après que M. Harry Potter ait disparu. La mention de ' réunions secrètes tenues derrière des portes fermées' servait seulement à achever l'image d'une organisation diabolique avec buts sinistres, se cachant sur les bords du monde sorcier.

La déclaration finale de l'auteur appelait essentiellement à une enquête grandeur nature sur les activités des Mages de Guerre par le Ministère.

Il apparut que Harry n'aurait pas de petit déjeuner après tout.

Il se sentait maintenant décidément malade.

Reposant doucement le journal sur la table, Harry prit délibérément quelques respirations profondes pour se calmer. Une fois que le sens initial de désastre menaçant se fut effacé un peu, il essaya de regarder la situation rationnellement.

Cela avait toujours été son intention de cacher l'existence du cercle au monde sorcier - et le plus particulièrement à Voldemort - aussi longtemps que possible.

Les raisons de Harry pour cela étaient nombreuses et variées, avec la plus évidente étant que vous ne révéliez pas votre vraie force à un ennemi avant d’être sûr que vous pourriez l'utiliser pour gagner - ou avant que vous ne soyez assez désespérés pour en avoir besoin pour survivre. Mais une autre raison moins évidente était que dans le Miroir de Peut-être Voldemort n'avait pas su encore à propos du cercle.

Les plans présents du Seigneur des Ténèbres tournaient tous autour du fait qu'il pensait que ses ennemis étaient les Aurors du Ministère, Albus Dumbledore et les membres de l'Ordre du Phœnix - tous d’entre qui étaient des sorciers et sorcières humains. Même l'inclusion de Harry en tant que 'Ash' n'avait pas été trop mauvaise puisqu'il était, après tout, seulement un homme et son intérêt en Severus donnait au Seigneur des Ténèbres une façon possible de gagner de l'influence et/ou du contrôle sur lui.

Mais maintenant Voldemort faisait face à la possibilité que ses ennemis soient plus variés et puissants que ce à quoi il s’était attendu et Harry avait désespérément peur que cette tournure d'événements aiguillonne le Seigneur des Ténèbres à agir prématurément. Si c'était le cas, alors Harry perdrait deux grands avantages : du temps pour préparer sa propre base de puissance; et l'avantage de savoir ce que les plans de Voldemort étaient en se rappelant ce qu'il avait fait dans le Miroir.

Et comme si tout cela n'était pas assez mauvais, le désastre de première page de la Gazette du Sorcier causait aussi à Harry encore un petit mal de tête...

... La pensée d'une 'organisation' de Mages de Guerre était maintenant fermement implantée dans l'esprit du public et il était très peu probable qu‘elle en parte.

Harry n’était que trop bien conscient que les gens avaient tendance à craindre l'inconnu - particulièrement les inconnus qui étaient potentiellement dangereux et magiquement puissants. Le cercle de mages était qualifié des deux et si l'opinion publique était montée contre eux, cela rendrait les choses très difficiles dans l'avenir où il aurait besoin de l'appui du cercle.

D'une façon ou d'une autre, Harry se trouvait devant le besoin d'appliquer un contrôle des dégâts à ce désordre - et rapidement.

Il ne se donna pas même la peine de penser nier simplement l'existence du cercle. Harry était assez sûr que personne ne le croirait de toute façon et absolument sûr qu'un tel mensonge détruirait complètement n'importe quelle crédibilité et confiance qu'il avait créée une fois que la vérité deviendrait évidente.

Non, les dégâts étaient déjà faits. Ce qu'il avait besoin de faire maintenant était de le réduire au minimum d'une façon ou d'une autre.

A l’idéal, il pourrait trouver une façon de rassurer à la fois Voldemort et le public sorcier que le cercle n'était pas leur ennemi. Il serait même mieux s'il pouvait d'une façon ou d'une autre faire le cercle avoir l’air plus faible et moins cohésif qu’il l’était vraiment . Et bien sûr, le public - et Voldemort - devraient croire ce qu'il allait inventer.

S'il y avait quoi que ce soit qu'il puisse inventer...

Peu de temps après, Harry se rendit soudain compte qu'il était toujours assis dans le réfectoire, regardant fixement et aveuglement son journal et ne prenant manifestement pas son petit déjeuner. À la hâte, il plia la Gazette du Sorcier en deux, se leva de la table et partit pour la privauté de ses propres appartements.

Il avait quelque pensée sérieuse à faire.

----Oo00oo----

Environ deux heures plus tard, Harry décida qu'il avait pu inventer une idée réalisable - et le premier pas de son plan demandait un rendez-vous avec Albus Dumbledore.
La décision prise, Harry ne gaspilla pas de temps et regardait bientôt fixement la ressemblance d'Albus dans les flammes de la cheminée de son salon. Il fut amusé de remarquer que le Directeur portait encore son bonnet de nuit. Apparemment Harry n'était pas le seul qui se permettait parfois un peu de paresse le dimanche matin.

Amusé par la vue ridicule d'un petit pompon déchiré pendant au bout du couvre-chef d'Albus, Harry raconta rapidement le contenu du journal du matin au vieux sorcier et demanda ensuite une réunion privée. Albus consentit immédiatement, mais suggéra une heure plusieurs heures plus tard pour qu’il puisse lire sa propre copie de la Gazette du Sorcier d'abord et entrer ensuite en contact avec quelques personnes pour avoir une idée de la réaction générale.

Albus termina leur conversation avec le commentaire : "Si c’est aussi mauvais que vous le dites, alors nous avons probablement de la chance que l'article ait paru dans l'édition du dimanche. Si c'était arrivé pendant la semaine, j'ose dire que nous aurions déjà le Ministre et une douzaine d’Aurors à camper sur notre pas de porte. Dieu Merci pour le week-end!"

Harry passa alors l'heure suivante ou à peu-près ce temps là à écrire une lettre à Ly'haniir et Silver. Il décrivait l'article de presse en termes généraux et ensuite ses conclusions et soucis. Il suggérait fortement qu'il n'y ait plus de visites inattendues ou publiques et mentionna poliment que quiconque avait besoin de le voir devait envoyer un hibou d'abord. Il arracha aussi la première page de la Gazette du Sorcier et l'épingla à la lettre, avec sa recommandation que Silver traduise le morceau offensif de journalisme à l'avantage du conseil.

Après cela, il écrivit une lettre séparée à Silver - en Anglais - lui disant de trouver ce nuage de brouillard pollué s'appelant 'Effie' et d’y jeter des bombes puantes jusqu’à ce qu'il explique exactement comment maudit enfer exposer les Mages de Guerre à cette sorte de publicité - et en ce moment - pourrait probablement être utile à qui que ce soit, sauf Voldemort.

Lorsqu’il eut fini la deuxième lettre, son rendez-vous avec Albus approchait rapidement .
Harry scella les deux messages avec une touche de magie et appela Dobby pour qu’il les emmène à la Volière pour lui. L'elfe de maison enthousiaste était seulement trop heureux d’être utile, ce qui permit à Harry d'éviter une visite à la Volière lui-même et le rappel douloureux que son propre hibou, Hedwige, n'était plus avec lui. Il ne savait pas si elle était vraiment dans la Volière, ou si Albus l’avait donnée à quelqu'un, mais si elle était là, alors c'était probablement mieux pour lui d’en rester loin. Il y avait toujours une chance qu'elle puisse le reconnaître à travers le sort de déguisement d'une façon ou d'une autre et il ne pouvait pas se permettre d'avoir le hibou de Harry Potter à le suivre, essayant de délivrer son courrier.

Et puis il était temps de voir Albus.

----Oo00oo----

// Parfois// réfléchit Harry en se tenant debout à l'extérieur du bureau du Directeur// je pense que je passe ma vie à courir vers cet homme pour m‘aider. // Mais Albus était le seul à qui il pouvait penser qui ait l’influence politique et le respect presque universel qui seraient nécessaire pour exécuter son idée.

Il devait juste espérer qu'Albus était aussi assez honorable pour ne pas abuser du pouvoir qu’il était sur le point d'offrir à cet homme.

Il frappa une fois pour donner quelque avertissement à Albus et puis prononça le mot de passe et entra.

Il trouva le Directeur - maintenant habillé de ses robes habituelles - se tenant devant la cheminée, finissant une conversation avec le père de Ron Weasley. Le plus vieux des Weasley était un membre de l'Ordre du Phœnix et un des plusieurs contacts qu’Albus entretenait au Ministère.

"... Devriez attendre les Aurors demain, Albus," disait M. Weasley. "Les gens ont été effrayés par cela et puisque Fudge ne peut pas les protéger de Vous-Savez-Qui, il voudra se donner l’air d’un héros en 'les protégeant' des Mages de Guerre."

"Oui," acquiesça Albus sérieusement, "je vois ce que vous voulez dire Arthur."

"Je regrette de ne pas pouvoir vous donner de meilleures nouvelles," soupira M. Weasley.

"Je préférerais avoir votre avis honnête," lui dit franchement Albus. "D'autant plus que nous pouvons encore réussir à sauver quelque chose de la situation."

"Vous avez un plan ?"

"Pas encore," répondit Albus. "Mais je soupçonne que notre Mage de Guerre résident peut avoir quelque chose dans sa manche. En fait, il vient d'arriver, alors je ferais mieux d'aller découvrir ce que c’est."

L'image de M. Weasley sembla frissonner dans les flammes. "Vous et un Mage de Guerre complotant ensemble - quelle idée terrifiante!"

"Arthur!" objecta le Directeur d’un ton blessé, mais l'image de dignité blessée était ruinée par le scintillement de rire dans ses yeux. "Votre confiance en mes capacités est vraiment tout à fait flatteuse. Je ferai de mon mieux pour assurer qu'elle n'est pas mal placée."

"Je ne veux pas le savoir," déclara M. Weasley. "Fred et George vivent encore à la maison - et c'est vraiment tout ce à quoi un homme devrait avoir à faire face à la fois." Le Directeur rit comme Arthur partait et que le feu revenait à son état normal.

Harry se sentit momentanément sourire avec le rire d'Albus. C'était assez effrayant d’imaginer les deux d'entre eux complotant ensemble. Mais alors son sourire s'effaça lorsqu’il se souvint pourquoi ils complotaient ensemble.

Son expression sobre n'échappa pas à Albus et le Directeur les fit bientôt s’asseoir tous les deux devant son service à thé favori. Étonnamment cependant, ce fut presque immédiatement suivi par l'apparition d'une cafetière et d’un plateau de sandwichs.

L'estomac de Harry gronda de manière embarrassante. Il avait manqué à la fois petit déjeuner et déjeuner. "Comment saviez-vous ?" demanda-t-il comme Albus lui versait une grande tasse de café sombre et chaud et poussait ensuite les sandwichs dans sa direction.

"J'ai quelque connaissance de passage de l’accoutumance à la caféine de Xiomara," répondit Albus avec un sourire, "et plus qu'assez d'expérience avec l'habitude de Severus d'oublier de manger quand il est distrait par une potion ou un problème. J'ai pensé qu'il pourrait être mieux si vous ne souffriez pas d'un mal de tête dû au manque ou des tourments de la faim tandis que nous décidons de que faire de la petite surprise de ce matin dans le journal."

Harry pouvait seulement hocher la tête avec reconnaissance comme il buvait à petits coups son café et continuait à démolir l’assiettée de sandwichs.

Tandis qu'il mangeait, Albus récapitula la situation. D'abord le Directeur décrivit ce que l'article avait exposé et puis ce qu’il avait impliqué. Après cela, il continua avec une liste des problèmes résultants. La liste d'Albus était pratiquement identique à celle de Harry à part la partie où Harry ne serait plus capable de prévoir ce que Voldemort allait faire.
Mais alors, Albus ne savait toujours pas à propos du Miroir, alors on devait seulement s’y attendre.

Harry ne fut pas été étonné qu'Albus prenne la question si au sérieux. Le Directeur savait déjà que 'Ash' avait l'intention de s'opposer à Voldemort et il avait évidemment supposé que l'apparition très publique des elfes hier signifiait que le cercle pourrait désirer suivre où leur collègue humain les menait. C'était donc tout aussi important pour Albus que cela l’était pour Harry qu'un air aussi inoffensif que possible pour le bénéfice du public et du Seigneur des Ténèbres fut donné à un groupe si puissant d'alliés potentiels .

Harry finissait juste son café quand Albus termina son analyse avec le commentaire : "Je suis curieux de savoir comment vous aviez à l'origine projeté de présenter vos semblables mages au monde sorcier."

Harry cligna des yeux. "Qu’est-ce qui vous fait penser que j'avais un plan ?" demanda-t-il. "J'avais pensé vous avoir parlé de la politique de non-intervention du cercle."

Albus le regarda simplement.

"Ça va, ça va," bougonna Harry, "oui, j'avais un plan - et oui, j'étais assez sûr que je pourrais les convaincre de s’impliquer. Mais ce n'était pas supposé arriver avant encore un ou deux ans!"

"À l'origine," expliqua-t-il, "j'allais permettre au monde sorcier de s'habituer à l'idée de Mages de Guerre en les laissant s'habituer à moi d'abord. Et tandis qu'ils devenaient habitués à moi, j’aurais appris la Défense Contre les Forces du Mal à leurs enfants. Ces gosses seraient alors retournés à leurs parents et dans le monde avec la connaissance immédiate du fait que je ne suis pas quelque démon de combat invincible, mais seulement un homme avec un peu plus de capacité et de formation."

"Hmm," réfléchit Albus. "Je suppose que vous voir jouer à la Marelle et voler avec Xiomara aurait aidé, mais je ne pense pas que cela aurait été assez pour surmonter le problème entier."

Harry sourit d'un air satisfait. "Si cela aurait été assez," contredit-il "Une fois que vous ajoutez le fait que j'avais l'intention d'attendre que vous et les Aurors n'ayez besoin de leur aide. En attendant le moment juste, j’aurais pu faire ressembler l'existence du cercle à un cadeau des Dieux."

"Oh," Albus hocha la tête, "Bien sûr. Et après cela, vous leur auriez expliqué leur répugnance à s’impliquer dans les affaires strictement humaines. Nous aurions en réalité dû demander leur aide et essayer ensuite de les convaincre de nous rejoindre."

Harry sourit. "Lorsque la population générale aurait découvert le cercle," dit-il, "les Mages de Guerre auraient déjà une histoire établie d'amitié et d'appui parmi les forces de la Lumière - aussi bien qu’une sorte de respect et de confiance qui vient de survivre à des batailles mortellement graves ensemble."

"Brillant," le complimenta Albus.

"Et maintenant complètement envoyé au diable," termina Harry.

"Mais vous avez un nouveau plan," contra Albus, "ou nous ne serions pas assis dans mon bureau un dimanche après-midi à discuter calmement de ce qui aurait pu être."

Harry grimaça. "C'est risqué," soupira-t-il, "et je ne sais pas combien cela va être efficace." Il fit une pause d’un instant, avant d'ajouter, "Nous allons aussi avoir besoin de l'aide du Professeur Rogue."

Albus leva simplement un sourcil interrogateur.

"Je vais avoir besoin de veritaserum," admit Harry, "et de quelqu'un pour l'administrer."

----Oo00oo----

Le matin suivant Fudge et son entourage arrivèrent presque avant que Harry n'ait fini de prendre son petit déjeuner.

Ils marchèrent avec arrogance directement au milieu des élèves et se rangèrent devant la haute table. De la place de Harry à côté de Xiomara, il pouvait voir qu'au moins une des personnes accompagnant Fudge n'était pas un Auror. En fait, l'homme avait plutôt l’air d’un journaliste qu'autre chose. Harry aurait parié sa dernière Noise que c'était l'homme qui avait écrit l'article d'hier pour la Gazette du Sorcier.

Le reste des gens de Fudge - tous des Aurors - le regardaient avec soupçon et une hostilité légèrement voilée. Harry les ignora calmement et se concentra sur Fudge.
"Cornelius!" s’exclama Dumbledore avec une surprise apparente. "Quel plaisir inattendu! Voulez-vous vous joindre à nous pour le petit déjeuner ?"

Le Ministre - qui avait essayé d’avoir l’air sévère et interdisant - fut momentanément embarrassé. "Euh ... non ... euh, merci quand même."

"Êtes-vous sûrs ? Les harengs fumés sont particulièrement bons aujourd'hui."

"Quoi ? Non, non - je ..." Et ensuite Fudge fit une pause et se reprit visiblement. D’un ton beaucoup plus puissant, il dit, "Maintenant écoutez moi, Albus, je n’ai pas fait tout le chemin depuis Londres à cette heure impie du matin juste pour prendre le petit déjeuner! Je suis ici pour une question de sécurité nationale!"

"Sécurité nationale! Mon Dieu," dit Albus, caressant sa longue barbe. "Et ma matinée allait être prise avec cette idiote conférence de presse. Mais pour une question de sécurité nationale, je suppose que je ferais mieux de l'annuler."

"C-conférence-de-presse ?" bégaya Fudge.

"Oh oui," confirma Albus. "Plus d'une douzaine de journalistes prennent leur petit déjeuner dans la salle des professeurs pendant que nous parlons. J'ai peur qu'ils soient terriblement fâchés contre moi - les traîner tout le chemin jusqu’ici et ensuite annuler tout. Mais si c'est une question de sécurité nationale..."

Fudge commençait à sembler un peu nerveux quand l'Auror à côté de lui décida de parler. "Directeur Dumbledore," gronda l'homme, "nous sommes ici en réponse aux rapports sur un groupe entier de Mages de Guerre apparaissant soudainement sur les terrains de l’école. Nous n'avons aucune information sur qui ces gens sont, d’où ils sont venus, de comment ils sont arrivés ici, ou de ce qu'ils faisaient ici. Il y d’autres rapports de réunions secrètes s’étant tenues pour des raisons inconnues et les rumeurs d'une armée entière de Mages de Guerre rassemblant des informations par l’intermédiaire de leur éclaireur avancé - votre professeur de Défense actuel."

Albus regarda fixement l'homme avec une surprise apparente. Vers le bout de la table, Harry lança l’étape suivante de leur plan et éclata de rire. Chaque oeil dans la salle était tourné vers lui - et son amusement évident fit soudain ressembler la litanie de suspicion de l'Auror au délire d'un fou.

Tandis que Harry continuait à rire - avec pas mal d'autres dans la salle - Albus soupira simplement et dit, "Et bien, il semble que je ne devrai pas annuler la conférence de presse après tout."

Maintenant complètement confondu, Fudge demanda simplement, "Pourquoi pas ?"

"Parce que," répondit Albus, "cette rumeur ridicule que la Gazette du Sorcier a publié hier est pourquoi j'ai organisé la conférence de presse."

----Oo00oo----

Peu après Harry se trouva à traîner derrière Albus et Fudge, entouré par cinq Aurors qui essayaient d’avoir l’air de le tenir en détention préventive, tout en étant en même temps très prudents ne pas mettre une main sur lui. Cela aurait été ridicule si ce n'était pas si sérieux.

Quand ils parvinrent finalement au couloir correct, ce fut avec quelque soulagement que Harry vit du coin de l’œil que Severus les attendait. Conformément à sa nouvelle habitude d'éviter le Mage de Guerre résident, Severus avait été absent du petit déjeuner ce matin. Cependant, Albus avait assuré Harry que le Maître de Potions était tout à fait d’accord pour fournir et administrer le veritaserum et qu'il serait sous la main quand ils auraient besoin de lui.

// Comme s'il aurait dit "Non"// pensa Harry aigrement. // La curiosité de Sev doit le dévorer vivant. // Dans le Miroir, Sev ' faisait de temps en temps remarquer que qui que ce soit qui permettait volontairement qu’on le dose de veritaserum était fou à enfermer.
"Tout le monde a quelque chose à cacher," avait-il expliqué cyniquement .

"Que fait cela ici ?" demanda un des Aurors d’un ton de dégoût. Il avait une expression sur le visage comme s'il venait d'avaler quelque chose de désagréable. Il pointait aussi directement vers Severus. Harry remarqua que l’Auror braillard était le même homme de qui il avait ri dans le réfectoire. Harry sentit ses yeux se rétrécir légèrement comme il prit prudemment note du visage de l'homme. Il y avait des fanatiques parmi les Aurors qui assassineraient gaiement Severus à cause de son passé. Harry avait l'intention de s'assurer qu'aucun d'entre eux ne soient jamais en position d’en avoir l'occasion.

"Ce serait le Professeur Rogue," répondit Albus avec la plus fine note d'acier dans sa voix, "qui - à la différence de vous - a en fait été invité ici ce matin." Harry dut pratiquement se mordre la langue pour s’empêcher de sourire d'un air satisfait comme Albus donnait verbalement une claque dans le visage à l’Auror très désagréable.

"Allons, Allons, Albus," tranquillisa Fudge - essayant d'apaiser l'homme qui allait s’adresser à une douzaine de journalistes dans quelques minutes, "je suis sûr que l’Auror Whitcombe ne voulait rien dire par cela. Vous avez parfaitement le droit d'avoir qui que vous vouliez à votre conférence de presse. C’est simplement que cela semble un peu étrange d'inviter un professeur de Potions à une telle fonction. C'est tout ce qu'il a voulu dire."

Un souvenir poussa du coude les pensées de Harry. // Whitcombe ... // réfléchit-il. // Maintenant où ai-je entendu dire ce nom auparavant //

"Oui," disait Whitcombe d’un ton faux, "Un... professeur de potions ... semble difficilement nécessaire. Eh bien, la prochaine fois, nous inviterons des Mangemorts pour que Vous-Savez-Qui puisse tout découvrir de l’armée des Mages de Guerre. Mais je suppose que ce ne sera pas nécessaire si vous êtes resté en contact avec tous vos vieux camarades, hein Professeur ?"

Fudge avait l’air de vouloir donner un coup de pied à Auror 'Grandegueule' Whitcombe. Harry savait qu'il le voulait certainement. Mais ce fut la réaction d'Albus qui attira en fin de compte son attention. Les yeux du Directeur donnèrent un petit coup bref en direction de Sev, avant de venir s’installer sur le visage de Harry avec un air de faible souci.
Perplexe, Harry regarda derrière lui vers le Maître de Potions, seulement pour être salué par un masque blanc qui ne révélait absolument rien.

Pour un parasite si désagréable, Whitcombe était étonnamment perceptif.

"Oh," dit l’Auror avec une malice badine en se tournant vers Harry, "ils ne vous l’ont pas dit, Mage de Guerre ? Et bien, je suppose que non après ce que vous avez fait au dernier. Professeur Rogue est ancien Mangemort - et il a même la Marque Sombre pour le prouver!"

"Whitcombe!" cria Fudge. "Qu'est-ce qui ne va pas avec vous, homme ?! Essayez-vous de vous faire renvoyer-"

Harry ne l‘écouta plus. Le besoin de Fudge de trouver de meilleurs lèche-bottes n'était pas son problème. Son problème était le Maître de Potions aux cheveux sombres, debout juste derrière les traits fâchés de Fudge, attendant l'acceptation ou la condamnation de Harry sans tenter de dénier ou justifier la dénonciation rancunière de Whitcombe.

Avec un petit choc, Harry se rendit compte que c'était ce qu'Albus avait essayé de lui dire vendredi dernier au soir. C'était ce que 'Ash' n’aurait pas su, mais que 'Harry' avait su depuis des années.

Severus Rogue avait autrefois été un Mangemort et portait encore la Marque Sombre sur son bras gauche.

// Et bien pas maudit étonnant du tout qu’il n’ait pas arrêter de tergiverser// pensa Harry, hébété. // Pour lui, la dernière fois que j'ai rencontré des sorciers avec la Marque Sombre, j'ai tué l’un d'entre eux// Harry se sentait un tel imbécile. Pour lui, la Marque Sombre était tellement une partie de Severus qu'il ne pouvait pas imaginer ne pas savoir qu'elle était là.

Ce qui était précisément pourquoi il avait été incapable de trouver la question-mystère d'Albus vendredi dernier au soir.

Soudainement la voix de Whitcombe ramena Harry à la réalité en un éclair.

"-devrait être à Azkaban! Tout le monde le sait!" criait Whitcombe. "Juste parce qu'il a échappé la justice il y a dix-huit ans-"

// Oh. Échappé. // Harry se souvint soudain d’où il avait entendu le nom de Whitcombe auparavant. Wallace Whitcombe - Whitcombe, Wallace - l’Auror qui avait autrefois été connu comme ' Wally le Sot '.

Dans le Miroir, Wallace Whitcombe avait été un excellent Auror avec une haine fanatique des Mangemorts. Cela avait été cette haine - et donc sa menace potentielle envers Severus - qui avait à l'origine apporté le nom de l'homme à l'attention de Harry, bien qu'ils ne se soient jamais vraiment rencontrés .

"Que se passe-t-il ici au nom de Merlin?"

Whitcombe et Fudge sursautèrent tous les deux et se turent comme la porte de salle des professeurs fut ouverte brusquement. Se tenant dans l'entrée était Deveroe Styloplume - le meilleur reporter Britannique pour le Monde Sorcier d’Aujourd'hui. L'homme cligna des yeux en remarquant la présence du Directeur, du Ministre de la Magie, du Mage de Guerre Ash, de cinq Aurors, d’un Maître de Potions et...

Avec un énorme petit sourire satisfait, Styloplume dit, "Salut toi Edouard. Je ne savais pas que tu avais été invité. Mais alors, je suppose que c'est seulement juste après le radotage que ton équipe a imprimé dans le chiffon d'hier. Dois le rattraper d'une façon ou d'une autre, hein ?"

Le journaliste de la Gazette du Sorcier - dont le nom était apparemment 'Edouard' - commença à haleter d'indignation, mais fut coupé lorsqu’ Albus décida de prendre le contrôle de la situation. Il y avait plusieurs visages curieux dans l'embrasure de la porte maintenant et la dernière chose dont tout le monde avait besoin était d’une conférence de presse dans les couloirs un lundi matin.

" Bonjour M. Styloplume," sourit le Directeur en s‘avançant. "J'espère que vous avez aimé le petit déjeuner. Je sais que c'était une bien petite récompense pour vous avoir fait faire tout ce chemin avec si peu de préavis."

"Oh, oui," acquiesça Styloplume - le regard maintenant fixé fermement sur le Ministre et Whitcombe. Comme il étudiait le tableau devant lui, Deveroe ajouta distraitement, "Les harengs fumés étaient excellents."

Remarquant qu'Albus avait maintenant la situation bien en main, Harry se permit de se concentrer sur Severus. Silencieusement, il se tourna et accrocha délibérément son regard à celui du Maître de Potions. Severus, bien sûr, n'avait pas quitté Harry des yeux. Tandis que Whitcombe pouvait être le plus verbal, c'était le Mage de Guerre Ash qui était de beaucoup plus dangereux, et qui - autant que Severus le savait - venait de recevoir un choc désagréable.

Harry permit à son visage de se ramollir dans un demi-sourire amical et fut récompensé par un clignement étonné des yeux, suivi par une diminution presque imperceptible de la tension dans les épaules de Sev. Mais mieux que tout, l’opacité disparut de ses yeux et l'homme lui-même fut une fois de plus présent derrière le visage presque sans expression.
Mais Harry n'avait pas encore fini.

Sans bouger, il fit rapidement glisser ses yeux sur Whitcombe et permit à un vraiment mauvais sourire de submerger momentanément son visage. Alors il regarda de nouveau Sev et leva un sourcil comme pour dire ‘J'ai une idée - tu veux jouer ? '

Le coin des lèvres de Sev se tira d'un coup sec. 'Peut-être', lui disaient-elles. ' Montre-moi d'abord ton idée . '

Calmement, Harry se retourna vers Albus. Le Directeur suggérait actuellement tout le monde recule de l'embrasure de la porte pour permettre au Ministre et aux Aurors d'entrer. "Directeur", l’interrompit Harry en s'excusant. "J'ai peur de devoir élever une objection à la présence de l’Auror Wallace Whitcombe ici aujourd'hui."

"Wally le Sot est là ?" Demanda une voix de derrière la mer de visages entourant Deveroe Styloplume. Whitcombe vira au pourpre et fit une imitation impressionnante d'un nuage d’orage.

Ignorant la question anonyme, Albus tourna un regard amusé, mais interrogateur sur son professeur de Défense. "Pour quelle raison, Professeur Ash ?" demanda-t-il poliment.

"L’Auror Whitcombe semble avoir un problème avec la présence du Professeur Rogue," répondit Harry. Quelqu'un dans la foule de journalistes pouffa de rire. "Puisque le Professeur va m’administrer du veritaserum dans quelques minutes et comme il contrôlera aussi ma santé au cours de l'entrevue, vous comprendrez que je préférerais qu'il ne soit pas distrait par ... euh..." Harry permit à la phrase de s'estomper, sachant que la plupart des personnes rempliraient le blanc par quelque variation de ' un idiot rancunier '.

Tandis que 'l’Auror Whitcombe ' pouvait ne pas être trop bien connu, ' Wally le Sot ' était une petite tranche d'histoire pour les vieilles mains du jeu de la presse. En tant que cadet Auror arrogant, présomptueux et persistant, on avait autrefois donné à Whitcombe le travail relativement facile d'escorter un également jeune Mangemort de sa cellule à une pièce d'interrogation. D'une façon ou d'une autre, dans la courte distance entre la cellule et la salle, le Mangemort s'était échappé. Whitcombe avait par la suite été trouvé assis sur le sol de la cellule, se marmonnant à lui-même et essayant de pousser sa baguette dans son nez.

Le sort utilisé sur Whitcombe l'avait laissé dans un état d'arrêt mental partiel pendant presque deux semaines. Quand il avait finalement été guéri et était retourné au travail, il avait été appelé ' Wally le Sot ' - un surnom qu'il avait gagné parce qu’il était un type arrogant autant que parce qu’il avait loupé si spectaculairement un travail si simple. Depuis lors, il avait méprisé tous les Mangemorts avec passion - en particulier ceux-là qu’il sentait avoir 'échappé' à leur punition méritée.

Et Fudge voulait amener cet homme dans la même pièce que Severus Rogue?

"Hmm," Albus hocha la tête. "Vous avez un bon argument. Je ne voudrais pas moi-même être sous la garde de quelqu'un dont l'attention n'était pas complètement concentrée sur mon bien-être."

Ce qui fut le moment exact où le mot 'veritaserum' s’ancra finalement dans le cerveau de Fudge. "Vous ... vous allez vraiment prendre du v-veritaserum ?" balbutia le Ministre. Si le Mage de Guerre était si confiant, alors il pourrait être dans de grands ennuis ici.
Quelque sérieux sauvetage des apparences pourrait être exigé.

"Et bien," répondit Harry, "je ne pouvais pas penser à une autre façon de convaincre tout le monde qu'une visite de deux vieux amis n'était pas un prélude à l'invasion."

"Deux .. ?!" s’exclama Fudge . "Mais ... mais le journal a dit..."

Harry lui sourit simplement.

Quelqu'un dans la salle des professeur rit.

"Peut-être," suggéra Harry après un instant, "que je ne devrais pas parler pour le Professeur Rogue." Et il se tourna pour lever un sourcil interrogateur vers le Maître de Potions.

Invisibles pour ceux derrière lui, les yeux de Harry brillèrent avec malveillance. 'Ton tour, ' offrit-il silencieusement.

Froidement, le Maître de Potions considéra Whitcombe. Il regardait l'homme comme s'il appartenait à une espèce de vermine qui exigeait d’être disséquée avant de pouvoir mener une existence utile en tant qu’ingrédients de Potions.

Whitcombe rougit et Harry rit presque tout haut comme le Ministre de la Magie lui-même marcha discrètement sur le pied de l'Auror. "Oh, non," dit Fudge avant que Severus puisse dire un mot. "Je suis sûr qu’il n'y en a aucun besoin. Substance délicate, le veritaserum. Même la pensée d'une distraction... Whitcombe, je suis sûr que vous voyez ce qu’il en est. Vous n'objectez pas, n'est-ce pas ? Bien sûr que non. Allez juste attendre à l'extérieur, hein ? Jamieson, pourquoi ne lui tiendriez-vous pas compagnie ? Encore mieux, pourquoi n’iriez-vous pas tous les deux apprécier une bièraubeurre à Pré-au-Lard ? A mon compte, d’accord ? Aucune idée de combien de temps cela nous prendra. Aucun sens de vous faire poiroter."

Fudge était pratiquement babillard. Il poussait aussi Whitcombe et le plus jeune des Aurors le long du couloir. Une fois qu'ils bougèrent tous les deux, il les lâcha simplement et leur élan sembla les porter vers avant.

Whitcombe avait l’air d’être sur le point d’éclater, mais l’Auror le plus jeune le tirait activement par le bras lorsqu’ils atteignirent le coin et disparurent de la vue.

Souriant et essuyant subtilement ses mains sur sa veste, Fudge revint d‘un pas de promenade. "Bien alors," dit-il vivement, "Qu’est ce que c’est que tout ce non-sens à propos d'une armée de Mages de Guerre ?"

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Quinze minutes plus tard, Harry était assis sur une chaise au milieu de la salle des professeurs avec un demi-cercle de sorcières et de sorciers le regardant tous fixement.
// Je dois être fou// pensa-t-il pour lui-même - un sentiment qui était reflété dans l'expression de Sev comme il s'approchait avec une petite bouteille de liquide et une tasse à mesure minuscule.

Ils avaient déjà subit la question ' Comment savons-nous que c'est vraiment du veritaserum ? '. Severus avait simplement demandé un volontaire pour le tester. Assez étrangement, Deveroe Styloplume avait même pensé à apporter à son propre volontaire - un jeune sorcier qui travaillait dans la pièce de copie au journal. Le fait que Styloplume ait su que du veritaserum allait être employé ce matin n'était aucunement une surprise pour qui que ce soit, sauf Fudge et son groupe. Albus avait utilisé la promesse d'un Mage de Guerre sous influence pour les attirer tous là du jour au lendemain.

Severus avait alors dilué la drogue et en avait administré seulement assez pour durer quelques minutes. L'honnêteté suivante du garçon et son embarras mineur furent assez pour convaincre tout le monde que le veritaserum était véritable.

Et maintenant c'était le tour du Mage de Guerre Ash.

Après avoir vérifié le poids de Harry, ce qu'il avait mangé au petit déjeuner et s'il avait de quelconques allergies connues, Severus mesura soigneusement une petite quantité de veritaserum concentré et lui passa la tasse.

Essayant d’avoir l’air confiant, Harry offrit une prière silencieuse à n'importe quel Dieu qui pouvait écouter ... et but.

Alors ils attendirent tous.

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