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Chapitre 16 : Incident clef

 



Et voilà, un peu plus du miroir. Midnight blue dit qu'elle avait envie de prendre une douche après chaque fois où elle écrivait une partie sur Voldemort, pour se sentir plus " propre ". Ma foi, je dois dire que c'est aussi vrai pour la traduction. Voldemort est un affreux personnage.

Et enfin, Midnight blue promet que " tout le monde (y compris Robert) aura un " happy end " même si ce n'est pas pour tout de suite "

A très bientôt j'espère Dark_rogue

 

 

ATTENTION AU CHANGEMENT DE CATEGORIE : R … POUR SORTS IMPARDONABLES, POUR SITUATION SOMBRE ET DOULOUREUSE, ET ACCESSOIREMENT POUR RELATION SEXUELLE.

 

Pas encore béta-lu…étant donné que la version anglaise a seulement été publiée hier.

 

----Oo00oo----

Lorsque samedi soir arriva, Harry avait réussi se mettre lui-même dans un état mitigé de nervosité. Il voulait vraiment *vraiment* que ce soir se passe bien. Il avait débattu le fait d'inviter Sev ' dans ses quartiers et de préparer le dîner lui-même, mais il n'était pas un si bon cuisinier que cela et c'était un peu trop près de sa chambre à coucher pour sa propre paix intérieure - pour ne rien dire au sujet de la possibilité de donner à Sev ' une fausse impression.

Alors au lieu de cela, Harry avait réservé une table à Pré au lard dans un petit restaurant à l'écart qui offrait des merveilleux repas cuits maison à des prix raisonnables. Mais surtout, il se vantait d'avoir plusieurs tables d'alcôve intimes qui étaient privées sans être renfermées ou claustrophobies. Harry était étonné que ce restaurant ne soit pas plus largement connu. Mais alors il supposa que beaucoup de gens ne voyaient pas pourquoi ils devraient payer pour un repas que beaucoup d'entre eux pouvaient se préparer eux-même s'ils y mettaient simplement un peu d'effort - et les riches avaient d'habitude des elfes de maison qui pouvaient faire aussi bien de toute façon.

Mais ce n'était pas le sujet de ce soir. Ce soir Harry voulait amener Sev ' en dehors des terrains de l'école dans un endroit accueillant et agréable où ils pourraient parler et faire connaissance. Harry n'était pas arrogant au point de croire que Sev ' était exactement le même maintenant qu'il l'avait été 13 ans dans un avenir qui n'était pas vraiment arrivé. Il était curieux de savoir ce à quoi Severus Rogue ressemblait *maintenant * et il espérait sincèrement que Sev ' était curieux aussi quant à lui.

Ce fut à environ 7 heures du soir et pendant que Harry se passait nerveusement en revue ne dernière fois, que ses plans de dîner furent inopinément et douloureusement annulés.

----Oo00oo----

Harry se tenait devant le miroir de sa chambre à coucher, redressant ses manches de chemise et lissant le devant de ses robes. / / C’est idiot, / / se dit-il. / / J’ai l’air très bien. / / Et en effet c’était le cas. Pour l'occasion, il avait renoncé à porter son vêtement habituel, s’était changé et portait des pantalons larges noirs avec une chemise scintillante en soie vert-foncé. Il avait gardé ses robes de bataille et sa broche de Mage de Guerre, mais avait abandonné les gants, les protèges-bras, et la ceinture à potions. Sa baguette était en sécurité bien cachée dans une des poches de ses robes de bataille, et quant à son pistolet -- et bien, s’il *avait eu* un étui d’épaule, il l’aurait porté, mais malheureusement il n’en avait pas, et ce fichu truc était trop lourd pour être caché dans ses robes, alors il resterait malheureusement à la maison ce soir.

Harry était peu un inconfortable d’être tant dépouillé de sa garde-robe, mais il n'avait pas plaisanté quand il avait dit à Drago qu'il avait été entraîné à vaincre des adversaires tout en se faisant passer pour un moldu. Une partie de cette formation avait impliqué de vivre *sans* tous les armements et outils magiques qu'il avait l’habitude de porter.

/ / Ce sera probablement même bon pour moi, / / se dit Harry. / / Je peux tout à fait entendre Ly'haniir maintenant -- me disant de compter sur * moi-même * et pas sur tous les accessoires. / /

Et après tout, ce soir * était * simplement pour lui -- pas pour Ly'haniir ni pour son entraînement, ni le bien du monde sorcier, ni quoi que ce soit d’autre. Et cette seule pensée fut assez pour faire venir un sourire sur son visage. Soudainement, Harry était impatient de partir. / / La table est réservée pour 7 heures 30, / / se rappela-t-il. / / Nous avons énormément de temps, et Sev' va m’attendre... Pourquoi est-ce que je reste planté là ? / /

Rapidement, Harry passa dans le salon, avec l’intention de prendre le livre de potions de Sev au passage avant d’aller rencontrer l'homme à qui il appartenait. Mais juste au moment où il atteignait le milieu de la pièce, Harry fut soudainement frappé par la douleur la plus atroce imaginable.

Il tomba immédiatement sur le sol, convulsant pendant que ses muscles tremblaient et se contractaient en sympathie avec son esprit, et à travers l’agonie fulgurante Harry se rendit compte que tout * était * dans son esprit -- comme si quelqu'un avait lancé Endoloris sur lui sans être présent...

/ /Voldemort, / / lui dirent ses pensées confuses de douleur. Et suivant durement sur les talons cette compréhension vint la mémoire d'une douleur identique -- ce moment exact avec un détail précis et terrifiant -- tout comme il l’avait vécu dans le miroir.

" Noonnn !" Cria-t-il. Cela ne pouvait pas être pareil ! Cela ne le pouvait simplement pas ! Si c’était vrai, cela signifierait...

" Severus !" haleta Harry. MERLIN, non ! Si c'était vraiment la même chose que ce qui s'était produit dans le miroir, alors il n'y avait que rien que Harry puisse faire pour l'arrêter. Mais Severus...

Il ne pouvait pas se concentrer -- ne pourrait pas arrêter l’agonie de sa cicatrice de poignarder son esprit.

/ /Voldemort... dois l'arrêter... l'arrêter... / /

Mais il ne le pouvait pas. Les murs que Harry avait construit pour resserrer sa connexion au seigneur sombre étaient submergés -- et la nature même de la douleur lui indiquait qu'il n'était pas le seul à souffrir. Joint à Voldemort par sa cicatrice, et à Severus par des années d'intimité physique et émotive dans le miroir, Harry avait appris il y a bien longtemps à identifier la sensation secondaire du propre lien de Severus au seigneur sombre. Il pouvait le sentir à chaque fois que Sev ' était appelé, et de la même manière il savait qu’en ce moment Sev ' souffrait -- et souffrait énormément.

Quoi que Voldemort soit en train de faire dévidait également de la puissance à travers ses serviteurs – à travers tous ceux qui étaient reliés à lui par la marque sombre qu'il avait brûlé dans leur peau.

" Severus... " Harry se força à se mettre à genoux. Il devait atteindre Severus tant que ses murs battus tenaient encore -- pour la plupart. Presque aveugle de douleur, il chancela vers la porte et l’ouvrit violemment.

Il y avait beaucoup de sortilèges qui infligeaient autant de douleur que Endoloris. Mais seul Endoloris était un sort impardonnable. Cette connaissance ne soulageait pas Harry tandis qu’il se transportait en être cassé le long du couloir, s'accrochant désespérément aux froids murs de pierre.

Tandis que d'autres malédictions pouvaient vous brûler, ou fracasser vos os, ou même vous liquéfier de l'intérieur -- seulement Endoloris ne faisait rien du tout au corps physique. Au lieu de cela, il forçait la sensation de douleur directement dans l'esprit lui-même.

Sans une source physique de douleur, il n'y avait aucun moyen de soulager l’agonie de la victime. Avec d'autres sortilèges, il y avait des sorts ou des potions qui pouvaient être appliqués pour amortir les sensations. Une victime pouvait mourir, mais elle ne mourrait pas en hurlant de douleur. Avec Endoloris, c'était l'opposé. Il était peu susceptible de faire mourir une victime, mais celle-ci continuerait à crier jusqu'à déchiqueter ses propres cordes vocales -- et même alors, elle continuerait à * essayer * de crier.

Dit simplement, Endoloris faisait souffrir autant dix secondes après avoir été lancé que dix heures plus tard. Ce premier instant de douleur contenait la même intensité de souffrance que chaque autre instant sous le sortilège. Il n'y avait rien qui puisse l'alléger.

Et c'était ce qui le rendait impardonnable.

Finalement, Harry sentit du bois sous ses doigts : la porte des appartements de Severus. Ses yeux fermés serrés, il se força à se concentrer assez longtemps pour atteindre par magie l’intérieur des sorts de protections de Sev et exiger l'entrée. Merlin soit loué du fait qu'il soit si familier avec ces sortilèges de protections grâce au temps qu’il avait passé dans le miroir. S'il avait réellement du y réfléchir, il aurait été probablement forcé de simplement souffler la porte hors de ses charnières.

Lorsqu’il entra d’une poussée, un cri d’agonie salua ses oreilles.

Harry claqua la porte de bois derrière lui en la refermant, reconnaissant quant aux sortilèges de silence et d'intimité de Sev. Avec la porte fermée, personne ne pourrait les entendre, et Harry pourrait faire ce qu'il devait sans être interrompu.

Se forçant à ouvrir les yeux -- combattant l'instinct de les garder complètement fermés contre la douleur – Harry remarqua Severus se tordant sur le plancher de la salle principale. Les dents de l'homme étaient étroitement serrées dans un effort d'éviter de crier encore, mais il était évident qu’il ne pourrait pas résister longtemps. Les tendons du cou normalement lisse de Severus se distinguaient comme des serpents de corde sous sa peau. Chaque muscle était tendu et éprouvé. Tremblant, Harry tira sa baguette et chuchota d'une voix rauque, " Petrificus Totalis." Immédiatement, le corps de Severus détendit dans la rigidité gelée d'un sort de restreinte totale.

Aussi rapidement qu'il le pouvait, Harry fit léviter par magie le maître de potions immobile vers la chambre à coucher, et déposa le corps de l'homme sur le lit. Après s'être accroché au cadre de la porte de la chambre à coucher pendant quelques instants, Harry se tourna et vacilla désespérément vers l’armoire de stockage verrouillée et gardée dans la salle de travail personnelle de Sev.

En tombant dans le laboratoire immaculé -- essayant toujours violemment de maintenir ses murs mentaux qui s’érodaient -- une petite partie de l'esprit de Harry lui rappela ce qu'il savait des trois manières d'échapper à Endoloris.

Le premier moyen était simple : mourir. Il y a des siècles, quand Endoloris avait été initialement conçu, il n’y avait eu aucun moyen de l’enlever. Même ' Finite Incantatem ' avait été inefficace. En ces jours là, mettre un terme à une telle douleur était considéré comme une bonté, et il est devenu commun que des sorciers et sorcières impitoyables enlèvent quelqu'un de proche de leur ennemi, lancent Endoloris sur eux, et puis les retournent – encore vivants -- à leur famille et amis affligés.

Cependant, cette horreur particulière subit un changement brusque avec la découverte de la deuxième manière d'échapper à Endoloris. En fin de compte, il fut révélé que parce que le sort n'avait aucun point d'attache dans le corps physique, sa connexion à la victime était particulièrement faible. Le secret pour le casser s'avéra n'être rien de plus qu'un mouvement simple de baguette couplé du désir vrai d’y mettre un terme et d’un tant soit peu de concentration. Cela n'exigeait pas même un mot parlé.

En ces temps là, la seule manière de mourir d’Endoloris était par la faiblesse physique -- car bien que le sort lui-même ne fasse aucun mal physique, la réaction normale du corps à la douleur perçue s’appliquait toujours. La fréquence cardiaque de la victime montait, l'adrénaline inondait la circulation sanguine, et les tendons s’étiraient étroitement et se cassaient sur les muscles et les os tendus. Chez les Moldus -- qui étaient plus susceptibles aux sortilèges que les sorciers – certains avaient contordu leurs corps avec une telle force qu'ils avaient rompu leurs propres membres. Les vaisseaux sanguins pouvaient éclater -- et quelques grimoires contenaient toujours des images de victimes pleurant les larmes de sang quand les vaisseaux sanguins sensibles de l'oeil étaient rompus. Un vaisseau sanguin affaibli dans le cerveau pouvait être fatal, et la contrainte sur le coeur d'une victime pouvait causer un infarctus.

Si n'importe qui dans le monde sorcier s’était arrêté pour y penser, il aurait remarqué qu'il n'y avait pas de Mangemort obèse ou mal en forme. Un certain temps, la magie innée d'un sorcier protégeait presque toujours assez bien le corps pour éviter des dommages permanents, ceux qui luttaient avec le fardeau supplémentaire d’une santé faible ne survivaient simplement pas à une exposition répétée au traitement que leur infligeait Voldemort.

Mais sorcier ou non, des dommages mineurs -- tel que des cordes vocales lacérées -- étaient bien trop communs. Ce qui était pourquoi Harry avait utilisé Petrificus Totalis sur Severus. Le sortilège du saucisson empêcherait son corps de se nuire jusqu'à ce que Harry puisse rassembler ce dont il avait besoin pour empêcher Severus et lui-même de devenir tellement consommés par la douleur qu'ils succombent à la méthode finale pour échapper à Endoloris.

Abruptement, Harry s’écrasa contre l’armoire des réserves de Sev. Elle était verrouillée et gardée, et il ne pourrait pas se concentrer assez bien pour pratiquer les finesses pour l'ouvrir. Alors au lieu de cela, il détruisit simplement les protections et cassa la vitre pour atteindre les potions à l'intérieur.

Après avoir passé sa baguette dans la ceinture de son pantalon, Harry commença soigneusement à trouver son chemin avec ses poings parmi les bouteilles et flacons scellés fragiles. Tandis qu’il recherchait désespérément les bonnes potions, Harry se trouva à souhaiter que lui et Severus *soient * vraiment sous Doloris. Il serait si facile de retirer le sortilège si c'était tout ce qu'il y avait. Mais ils n'y étaient pas. Ce qu’ils subissaient était seulement *comme * Endoloris, et puisque aucun sort n'avait été jeté sur eux, il n'y avait aucune magie à rompre. Ils étaient simplement pris dans le remous de l'avarice folle de puissance de Voldemort.

Enfin Harry trouva tout ce dont il avait besoin -- quatre potions, deux qu’il boirait presque immédiatement, et deux desquelles lui et Sev ' auraient besoin dans quelques heures. Berçant soigneusement les bouteilles contre sa poitrine, Harry chancela loin de l’armoire détruite, ne se souciant pas du verre cassé craquant sous ses bottes.

Quand il revint finalement en trébuchant dans la chambre à coucher, Harry s’effondra presque sur le lit à côté de Severus. Sa propre douleur s'aggravait, et il savait que bientôt il ne pourrait plus penser du tout. / / Combien de temps est-ce que cela a duré ? / / s'inquiéta-t-il. / / Cela avait-il pris si longtemps la dernière fois ? / / Mais il n'avait aucun moyen de le savoir puisque son sens du temps avait été étiré et tordu par la douleur toujours croissante et sa crainte panique pour la sûreté de Severus.

À la différence de Harry, Severus n'avait aucun mur diminuant son lien au seigneur sombre, ainsi le maître de potions avait déjà souffert le plein poids de la brutalité de Voldemort pendant plusieurs minutes. Severus avait un esprit fort et bien-ordonné, mais quand votre monde entier n'était rien d’autre qu’agonie et douleur, il n’y avait qu’une certaine quantité de douleur que n'importe qui pouvait endurer avant de succomber à la folie.

Et c'était la folie qui était la troisième et finale évasion de la douleur de Endoloris.

La première fois que Endoloris avait été guéri, les sorciers et les sorcières ordinaires s’étaient réjouis. Leurs aimés ne pouvaient plus être placés sous une torture éternelle. Personne ne serait plus jamais forcé de tuer un parent ou un amant afin d'arrêter les cris.

Mais la joie avait été de courte durée.

Au lieu d'être terminée, l'horreur avait été simplement modifiée. Des ennemis cruels avaient découvert que si le sortilège n'était pas levé assez rapidement, alors l'esprit de la victime se retirait de la douleur par le retirement de la raison. Au lieu d'une tombe, les survivants héritaient maintenant de l'impuissance interminable de s'occuper de quelqu'un qui bavait et hurlait alternativement, devenant aléatoirement violent ou presque-comateux, sans espoir de guérison.

Telle était la cruauté que Voldemort avait infligée aux parents de Neville Londubat.

/ /Mais cela ne va * pas * nous arriver, / / se promit Harry. / / Nous y avons survécu dans le miroir. Nous y survivrons maintenant ! / /

Faisant attention aux potions toujours bercées dans ses bras, Harry déplaça soigneusement une main afin de tirer sa baguette. La ceinture de son pantalon n'était pas l'endroit le plus sûr ou le plus confortable où la mettre. Malheureusement, il savait qu'il ne pourrait pas la tenir tant qu'il devait encore s'inquiéter des potions -- et il ne pourrait pas se permettre de risquer de laisser échapper sa baguette ou de la faire rouler hors de portée sous le lit avant d’avoir pu libérer Severus de la restreinte totale. Alors au lieu de cela, Harry la laissa simplement sur les couvertures près du corps de Severus. Alors il se permit délibérément de glisser doucement vers le sol.

Il y avait un tapis qui couvrait la pierre froide sous lui, et Harry se laissa tomber avec reconnaissance en avant jusqu'à pouvoir se détendre et laisser glisser les fragiles bouteilles de verre de ses bras sur le matériau mou. Il remarqua le léger tremblement de ses mains quand il sépara les deux potions dont lui et Sev ' auraient besoin plus tard. Soigneusement, il poussa ces deux bouteilles en sécurité contre le mur près du lit. Entre la douleur dans son esprit et le tremblement dans son corps, Harry savait qu'il n'aurait pas eu beaucoup de chances de faire arriver ces potions à bon port sur la table de nuit -- et où elles étaient maintenant, il ne pourrait pas marcher dessus ou accidentellement les renverser.

Alors Harry se débarrassa de ses robes de bataille d’un haussement d’épaule. C'était la seule pièce d'habillement qu'il portait actuellement qui puisse présenter un danger si Severus essayait de l'enlever. Mais autrement que pour cela, Harry ne perdit pas plus de temps avant de saisir rudement la première des deux potions restantes. Il déboucha la première bouteille et en avala le contenu d’un seul trait. Un frisson de désir chaud fit irruption en lui. Il venait de boire un des aphrodisiaques les plus efficaces au monde sorcier, et étant donné qu'il n'avait pas pris la peine de le diluer, les effets en dureraient des heures.

Même la douleur d’Endoloris ne serait pas assez pour noyer cela.

Harry haletait déjà à cause de la douleur induite par la drogue dans son aine quand il ouvrit la potion restante et l'avala jusqu’à la dernière goutte. Celle-là aurait besoin de quelques minutes pour faire effet, et quand elle le ferait, il devrait y être prêt parce qu'après la réalité deviendrait plus qu’un peu... brouillée.

Il avait presque fini. Avec un immense effort, Harry parvint à remettre ses genoux sous lui et à se retransporter sur le lit. Son sang circulait dans ses veines comme du feu fondu, et il se maudit pour ne pas avoir pensé à ouvrir le devant de son pantalon avant d’essayer de se déplacer. L’érection entre ses jambes était péniblement dure et pas du tout heureuse quant à la restreinte de l'habillement. Mais il ne pourrait pas se permettre de s'inquiéter à ce propos maintenant. Severus avait été laissé seul avec la douleur bien trop longtemps déjà.

Rapidement, Harry localisa sa baguette et la reprit. Alors il enjamba doucement la forme immobile de Severus, s’asseyant assez bas sur les hanches de l'autre homme. Se penchant en avant, Harry ferma les yeux et posa sa joue contre la poitrine chaude de Severus.

Se concentrant, Harry s’étendit vers l'intérieur pour atteindre la magie -- et alors il s’étendit à l’extérieur...

De la puissance s’écoula.

Immédiatement, la douleur de Harry fut doublée -- triplé -- multipliée au-delà du supportable. Ses murs internes disparurent sans vaciller. Le monde devint blanc de douleur. Il aurait pu avoir crié... il n'en était pas sûr... mais avec le dernier reste de sa concentration, il parvint à coasser les mots qui libéreraient le corps sous lui de son sortilège...

 

----oo00oo -- --

 

Severus était perdu -- enveloppé dans un monde de douleur et incapable de sentir quoi que ce soit d’autre qu’une agonie fulgurante.

Il y avait une partie de lui qui savait ce qui arrivait. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il avait souffert d’Endoloris. Mais cette fois-ci, c’était différent. Cela ne s'arrêtait pas - n'avait pas de fin. Il pouvait se sentir commencer à glisser. Il était en train de perdre son contrôle – de paniquer. Perdant foi que cela s’arrête * jamais*.

Puis soudainement, il y avait autre chose -- *quelqu’un * d’autre. Et il n'avait jamais eu un compagnon dans sa douleur avant -- jamais quelqu'un avec qui la partager...

L'autre présence dans son esprit fut immédiatement continuée avec *un besoin * -- un désir chaud qui s’embrasa et le brûla de l'intérieur vers l’extérieur.

Douleur. Compagnie. Envie.

Et alors... Liberté.

Il combattit l'instinct de crier quand son corps fut soudainement libéré et quand la sensation physique revint s’écraser dans sa conscience. Mais cette première flexion involontaire de muscle fit bouger un poids sur ses hanches et le cri tourna au halètement étranglé quand la friction fit passer la chaleur en chair excitée. Sa conscience de l'Autre s’intensifia comme de l’envie et du désir l’inondaient depuis l'extérieur – venant de l'Autre qui était allongé sur lui. Le besoin de l'Autre nourrissait le sien, et venait à lui lacé des échos familiers de son propre désir.

Un souffle chaud haleta à côté de son oreille et des dents grignotèrent sa gorge le long d’un côté avant d'atteindre la jonction du cou et de l'épaule. Soudainement ces dents mordirent.

Durement.

Severus haleta, s’arqua, et griffa le dos de l'Autre.

Il comprenait.

La douleur ne pouvait pas être arrêtée.

Mais elle pouvait être rendue supportable.

La présence de l'Autre dans son esprit le forçait à reconnaître l'existence d'un monde au-delà de lui -- l'ancrant dans la réalité et l'empêchant de se sauver vers l'intérieur dans un effort de couper la douleur. Elle apportait également le confort d'un compagnon -- quelqu'un qui partageait la douleur -- qui la comprenait parce qu'il la souffrait également. Il n'était pas seul.

L’envie et le besoin accablant de sexe – d’orgasme -- poussaient une aiguille pointue de plaisir dans l’agonie aveuglante. Cette aiguille transperçait un simple lien de satisfaction physique dans sa conscience, lui donnant quelque chose d’autre que la douleur sur quoi se focaliser. Elle était quelque chose à quoi il pouvait se tenir qui empêchait la douleur d’entourer tout -- de devenir tout ce qu’il y avait.

Les dents dans son cou offraient une douleur physique véritable -- un emplacement sur son corps qu’il pouvait *sentir * et savoir * pourquoi * cela faisait mal. La douleur d’Endoloris pouvait y être mêlée, attachant une torture purement mentale à une réponse physique. Qui plus est, c'était une réponse physique à laquelle il pouvait choisir de participer, regagnant de ce fait une mesure de contrôle -- de choix -- pour lui-même.

Ces réalisations ne parvinrent jamais à l'esprit conscient de Severus. Il était à peine capable de pensée consciente lorsque l'Autre était arrivé vers lui. Mais quelque chose en lui comprenait néanmoins, et la volonté de survivre qui l’avait porté à travers dix-huit ans de méfiance publique et de trahison cachée accepta l'offre implicite du salut avec un enthousiasme désespéré.

Il étendit le bras et souleva la tête de l’Autre -- forçant leurs lèvres ensemble en un baiser meurtrissant. Alors il mordit délibérément, retournant la faveur de la douleur physique et emplissant leurs deux bouches de la saveur puissante du sang. L'Autre gémit et le repoussa, l’épinglant au matelas et déchirant ses vêtements.

Mais c’était beaucoup trop -- trop aigu -- trop rigide. La douleur intensifiait tous ses sens alors qu’elle aurait dû les avoir ternis. Chaque contact l'enflammait et le brûlait sans compromis. Et alors – d’une façon ou d'une autre -- toute l'acuité de cela commença à s’effacer. Ses sens devinrent... brouillés... ramollis... et Severus abandonna avec reconnaissance toute prétention de contrôle, s’abandonnant à un plaisir plein de douleur qui s’abaissait puis surgissait désagréablement en lui.

Et en laissant aller, une voix inquiète le dérangea avec la vague impression qu’il s’abandonnait également aux soins de l’Autre – un don de lui d’une manière qu’il n’avait pas contemplée depuis de nombreuses années –

--s’il l’avait vraiment fait un jour –

----oo00oo ----

Lorsque la deuxième potion commença à faire effet, Harry n’était pas plus capable de penser logiquement que Severus. Mais comme la sensation et la perception se brouillaient lentement et se mélangeaient ensemble, la connexion qu'il avait forgé avec l'autre homme s’augmenta soudainement et s’approfondit. Harry haleta à la sensation, sachant intuitivement que Severus avait juste abandonné le dernier bout de soi à la magie qui les sauverait tous les deux.

Ensemble, ils déchirèrent l'habillement chacun de l’autre, désespérés d’atteindre la peau -- de sentir la pression et la fouille de mains fortes sur du muscle. Ils mordirent et griffèrent, laissant des contusions et des lacérations en tant qu’offrandes à leur désir mutuel de survie. Ils fondirent leurs corps ensemble, recherchant la sensation comme une distraction -- comme une bouée de sauvetage à laquelle s'accrocher contre la torture qui existait dans leurs esprits.

Ils se blessèrent l’un l’autre en un désir ardent de détente physique dû à la drogue, pendant que le lien qui les reliait alimentait ce désir de l'un vers l'autre et puis inversement. La réalité se brouilla et s’obscurcit. Le plaisir et la douleur se fondirent l'un dans l'autre jusqu'à ce qu'il soit impossible de dire où cessait l’un et où l'autre commençait.

Et quelque part profondément dans les replis de l'esprit de Harry, chaque moment appelait la mémoire non désirée d'un moment semblable -- une autre nuit passée dans un monde du Miroir que d'autres ne pourraient pas se rappeler. De toutes les choses qu’il s'était promises de changer, comment se pouvait-il que * ceci * dusse se produire de nouveau? Comment avait-il pu le * laisser* se produire? Mais pourtant, sans le don de prévoyance...

... comment aurait-il pu l'avoir arrêté?

Inaperçues des perceptions brouillées par la potions, les larmes de Harry se mêlèrent avec la sueur qui faisait luire leur peau et imbibait les draps.

De même le temps passa inaperçu, jusqu’à ce que -- dans l'heure d’avant minuit - - les drogues qui avaient brûlé si violemment dans le sang de Harry hésitassent et s’évanouissent finalement. La douleur qui avait été tellement semblable à Endoloris avait baissé et s'était fanée quelque temps auparavant, mais aucun des deux hommes n’avait été en condition de remarquer sa disparition. Même maintenant, aucun d’entre eux n'avait encore assez de force pour reconnaître que leur épreuve était finalement terminée. Au lieu de cela, il y avait simplement un besoin épuisé de repos -- et de repos si profond qu'il était à la limite de l’inconscience.

Et ainsi ils dormirent.

 

----oo00oo----

 

Quelque temps plus tard, Harry se réveilla. Il ouvrit les yeux, et le plafond de la chambre à coucher de Severus apparut graduellement avec hésitation dans son champ de vision. Harry sentit un instant de désorientation avant de se rappeler ce qui s'était produit. Un regret douloureux le traversa. / / Je ne pouvais pas l'arrêter, / / se dit-il, essayant d'alléger la vague de culpabilité. / / Je n’avais aucun moyen de savoir... / /

Les torches sur les murs avaient été apparemment ensorcelées pour brûler artificiellement longtemps. Même si la moitié de la nuit était passée, elles étaient encore allumées, jetant une lueur d'or douce dans la salle. Il n'y avait aucune chaleur venant de la cheminée, et le froid de la pierre glacée avait commencé à s’installer dans les muscles raides et endoloris de Harry.

Avec hésitation, Harry essaya de se retourner.

/ / Ow, / / pensa-t-il, / / ça fait mal / / Inquiet, Harry parvint à se hisser sur un coude. Severus était étendu près de lui, toujours profondément endormi.

L'autre homme était vraiment mal en point.

Des griffures, des contusions, et du sang tâchaient la peau normalement pâle et lisse. Harry suspectait qu'il n'avait pas meilleur air lui-même. / / Comme si j'avais besoin d'une autre raison pour éviter les miroirs, / / pensa-t-il avec fatigue. Mais naturellement, ce n'était pas uniquement l'état physique de Sev qui l'inquiétait. En ce moment, Harry était plus inquiet de savoir si le maître de potions avait survécu à la douleur de leur épreuve avec cet esprit brillant encore intact.

Spontanément, le souvenir des épaules musculeuses de Sev se fléchissant admirablement sous ses mains apparut dans les pensées de Harry. Il avait toujours adoré les lignes gracieuses du corps de Severus -- particulièrement la courbe élégante de sa colonne vertébrale. Harry aimait se faire plaisir en lissant ses mains le long du chemin qu’elle faisait jusqu’au bas du dos de Sev, et puis en balayant ses paumes vers l’extérieur sur les hanches étroites. Mais le souvenir qui l'assaillait maintenant n'était malheureusement pas tout à fait aussi plaisant. Non -- ce soir, ce corps aimé avait été couvert sous ses mains de griffures, de morsures, et de sang. Harry frissonnait presque de s’en rappeler.

 

Severus avait été épinglé sous lui dès le début, et après qu'ils soient parvenus à se débarrasser des vêtements l’un de l’autre, leur besoin mutuel piloté par la drogue de libération -- d'orgasme -- leur avait à peine permis de faire plus que d’écraser frénétiquement leurs corps l’un contre l’autre tout en se griffant. Ce ne fut pas avant un certain moment au milieu de ces heures terribles que Harry utilisa son habileté et sa force pour retourner Severus sur son estomac et le prendre par derrière.

La seule consolation de Harry à ce souvenir était que ce n'avait pas été un viol. La connexion qu'il avait créé entre eux faisait plus que de simplement permettre à Severus d'éprouver les effets des potions dans des veines de Harry. Elle permettait également à Harry d'éprouver les émotions et les réactions physiques de Severus en retour. Ainsi, Harry savait que son aîné avait non seulement été consentant, mais en avait également retiré du plaisir -- ou du moins... autant de plaisir que possible étant donné les circonstances.

En fait, si Severus en avait eu l'idée d'abord, cela aurait probablement été Harry qui aurait haleté et déchiré les draps sous son amant. Mais en fait, le temps plus court de récupération du corps adolescent de Harry, couplé au fait que Severus lui avait * manqué * tellement et qu’il le * voulait * tellement, avait donné à Harry occasion et initiative de prendre l’initiative.

Harry savait que Severus ne le blâmerait pas -- que l'autre homme, en fait, remercierait probablement même 'Ash ' de sa survie. Mais Harry se sentait quand même comme... comme Dobby quand il de cognait la tête sur les meubles dans le passé en criant ‘mauvais elfe -- mauvais Dobby '. Comment diable Harry pourrait-il jamais expliquer à son amour que c'était la deuxième fois que ceci se produisait? Qu'il aurait dû l’avoir vu venir – aurait dû savoir...

/ / Assez! / / se dit sévèrement Harry. / / C’est arrivé. C’est terminé. Tu ne l’as pas changé -- ne pouvais pas le changer. Traite avec les conséquences et minimise les dégâts. / / Il prit une respiration profonde. / / Bien. Conséquences... / /

Physiquement Severus serait en plus mauvaise forme que lui. Il n’y avait pas eu de lubrifiant glissant – pas de sortilège pour faciliter l’accès quand Harry avait écarté son amant et s'était poussé à l'intérieur. Il y aurait eu des déchirements -- des dommages internes. En fait, tous les deux encourraient des risques d'infection -- et le nombre de petites blessures ouvertes sur leurs corps n'aiderait pas. De même, ils étaient actuellement couchés dans un lit qui était humide de leur sueur mêlée, et froid partout où l'air frais de la nuit le touchait. Une pneumonie était la dernière chose dont l'un ou l'autre d’entre eux avait besoin.

Harry ne pouvait pas même commencer à deviner où sa baguette avait terminé, mais un mot et un geste prirent facilement soin de la possibilité de pneumonie. Le feu dans la cheminée prit vie avec un vent soudain d'air chauffé et avec un deuxième mot, le reste de la salle fut immédiatement réchauffé de plusieurs degrés. Une fois cela fait, Harry redressa son corps qui protestait et laissa tomber ses jambes hors du lit. Soigneusement, il se glissa sur le sol et ramassa l’une des deux potions qu'il avait laissées en sécurité contre le mur. Il ouvrit la bouteille et en but le contenu, libérant un soupir de soulagement quand la magie curative fit effet.

Cette potion n'était pas très puissante, mais alors elle n'avait pas besoin de l'être. Ni lui ni Severus n’arboraient d’os cassés ou de blessures potentiellement mortelles. Ils allaient être raides et courbaturés un jour ou deux, mais tant que les coupures, les griffures, les contusions, et les autres blessures internes mineures étaient guéries, ils n'auraient pas besoin de s'inquiéter des infections ou fièvres -- ou de l’embarras de devoir expliquer tout ceci à Pompom.

En supposant, naturellement, que l'esprit de Severus était encore entier et intact.

Harry étendit le bras pour prendre la deuxième potions curative, et se força à se mettre sur ses pieds. / / Whoa... / / Sa tête lui tourna, et il se laissa rapidement retomber sur le lit. Quelques instants plus tard -- une fois le vertige passé -- il s’assit avec précaution et rampa vers Severus.

" Professeur, " coassa-t-il. Le mot semblait étrange à ses oreilles -- 'Severus' aurait été plus normal pour sa langue, mais le maître de potions irritable n'avait pas encore accordé à 'Ash ' cette familiarité. Harry se racla la gorge et ré-essaya. " Professeur, " dit-il plus clairement. " Allez Professeur, réveillez-vous." Il n'y eut aucune réponse. Harry soupira. Il posa la bouteille de potion sur un oreiller puis commença à soulever l’épaule de l'autre homme jusqu'à ce qu'il puisse se glisser sous lui. Il devait mettre Sev ' en position assise pour que le maître de potions puisse boire l’autre brouet curatif.

Quelque part pendant qu’il était redressé par la poussée de Ash, Severus commença à se réveiller.

" Hnn, " vint une protestation inarticulée.

" Oui, " lui dit Harry, luttant pour faire aller l'homme vers l’avant, " Je sais que vous êtes fatigué, mais il faut que vous buviez quelque chose."

" ‘Lez-vous-en... mal... "

Le soulagement l'inonda. Severus allait bien. Il pouvait être capricieux et encore endormi pour la plus grande part, mais il n'était certainement pas fou. Dieu merci.

"Je sais que cela fait mal, " sourit Harry en réponse, " mais hé, nous savons tous les deux à quoi ressemble Endoloris, non?" Il poussa Sev ' un peu plus droit. "Allez Professeur, " le cajola-t-il, " J’ai une gentille potion curative là qui va vous aider." Harry souleva la bouteille et la déboucha. Alors il l’offrit à Severus, la tenant aux lèvres de l'autre homme.

Mais la nature suspicieuse de l’ancien Mangemort le fit se tordre pour s’échapper. " Non... "

Harry perdait rapidement de l'énergie. Il n'était pas en condition de discuter avec des maîtres de potions têtus au milieu de la nuit comme ceci. " Par les boules de Merlin – prenez cette fichue potion espèce de bâtard soupçonneux! C’est une des vôtres, alors à moins que vous n’ayez fait une erreur, c’est parfaitement sûr!"

L'insulte des qualifications de fabrication de Severus le réveilla apparemment un peu plus. " ..N’fais pas d’erreurs…" fut la protestation à demi-consciente.

" Alors buvez ce fichu truc, " lui dit brusquement Harry.

" Mmm, " acquiesça Sev ' . Il était apparemment assez conscient pour savoir que ses propres potions étaient sûres, mais pas assez conscient pour se rendre compte que Harry pourrait lui mentir en lui disant que cela en était une qu’il avait faite.

Il but. Et Harry libéra un soupir de soulagement.

Harry observa la multitude de contusions s’effacer, et les griffures qu'il avait laissées sur la peau pâle de Severus se refermer et guérir. Épuisé, Harry tint l'autre homme contre lui, appréciant la sensation simple d'avoir Severus dans ses bras. Ce fut une question d’instants avant que le maître de potions soit une fois de plus profondément endormi.

"Je suis tellement désolé, mon amour, " chuchota Harry. " Je n'ai jamais voulu que ceci se produise à nouveau."

 

----oo00oo ----

 

Dans le miroir, la souffrance de ce soir avait été des années dans le futur. Albus avait encore été en vie, et Harry était temporairement revenu à Poudlard, venant du champ de bataille. Il avait été blessé – bien que non sérieusement -- et Pompom avait insisté sur le fait qu'il reste un moment pour se donner le temps de récupérer correctement. Albus avait également insisté, et Harry savait qu’il ne valait mieux pas s’opposer à tous les deux. Son acceptation avait fait remarquer à Pompom qu'il devait être plus mal en point qu’elle ne le pensait, mais en réalité Harry était simplement fatigué et il savait qu'il avait besoin de repos. Sa formation de Mage de guerre lui avait enseigné à respecter ses limites, et une partie de cela était de savoir qu'il serait beaucoup plus efficace plus tard s’il prenait simplement le temps de se reposer maintenant.

A ce stade, Harry avait été impliqué dans la guerre en tant qu'apprenti mage de guerre et en tant que Mage de guerre entièrement qualifié. Il avait reçu son diplôme sur le champ de bataille, et avait travaillé en secret avec professeur Rogue à plusieurs occasions. Avoir affaire avec le Mangemort-devenu-espion en tant qu'adulte avait été un choc pour eux deux.

Au début, Severus était resté cynique au sujet des qualifications et des capacités de Ash. Il avait simplement déclaré qu'un mage idiot avait dix fois plus de chance de se faire exploser qu’un sorcier idiot -- et qu'il n'avait aucun désir d'être présent quand cela se produirait puisque le blâme retomberait probablement sur lui.

Harry, d’autre part, voyait toujours Severus comme l’ex-Mangemort malveillant, cherchant la vengeance, et à préjugés, qui avait prit du plaisir à le torturer lui et ses amis pendant trop d'années à Poudlard.

Cela n'avait pas été ce que vous appelleriez des relations de travail merveilleuses.

À ce point, Harry n'aurait pas sélectionné * Rogue * pour être son amant même s’il avait été le seul autre être humain sur la planète. Et le maître de potions lui-même éprouvait assurément la même chose.

Mais même si l'amour avait été la chose la plus étrangère aux pensées de l'un et l'autre homme, à la fin ni l'un ni l'autre n'avaient pu éviter d'apprendre le respect.

À contrecoeur, Severus Rogue en était venu à apprécier le fait que le Mage de guerre Ash n'était pas la même personne que le petit gosse gâté à qui il avait enseigné les potions. Ash était, naturellement, toujours irritablement gai et gênant parfois, mais il y avait maintenant un côté en noir en lui aussi. Cela avait choqué Severus en son centre la première fois qu'il avait vu Harry utiliser Endoloris. Pas parce que le garçon – l’homme -- l'avait utilisé, mais parce qu'il l'avait utilisé si impitoyablement et efficacement. Et après, Harry l'avait simplement regardé avec des yeux désolés qui contenaient un monde de douleur et de regret. Ni l'un ni l'autre n'avait dit quoi que ce soit. Il était simplement compris entre eux que ce qui avait été fait avait été nécessaire, et serait probablement nécessaire encore à l'avenir.

Severus fut à la fois heureux et attristé d'une telle compréhension. Trop souvent un tel travail avait été laissé à l’ex-Mangemort simplement parce qu'il pouvait obtenir des réponses là où d'autres ne le pouvaient pas. Mais il lui semblait également qu'un ou deux de ses prétendus ' alliés' trouvaient que parce qu'il était un ex-mangemort et un Serpentard, il était seulement juste qu'il dusse être celui qui devait faire les boulots méchants et désagréables. *Ils * étaient trop hauts pour souiller leurs petites âmes pharisaïques avec le côté plus sombre de la guerre. Mais Ash n’avait jamais une fois essayé d’éviter une tâche simplement parce qu'elle était désagréable, et bien qu'il *n’apprécie* pas Severus, Ash n'avait jamais ignoré son ancien professeur, ni trivialisé sa présence, ni essayé d'impliquer que Severus était d’une façon ou d'une autre moins qu'humain en raison de la marque sur son bras. Severus était intimement impliqué dans la partie la plus sale de la guerre, et quand Harry était son partenaire, le Mage de guerre était bien là en bas dans la saleté à côté de lui.

Aussi inconcevable que cela semble, Severus commença réellement à faire * confiance * au Mage de guerre Ash d'une manière avec laquelle il faisait confiance à peu d'autres dans sa vie.

Pour sa part, Harry en vint graduellement à apprécier l'esprit fin derrière les yeux sombres et illisibles de Severus Rogue. Il apprit à apprécier l'humour noir et l'esprit sec -- la créativité du sarcasme et des insultes que Severus délivrait au compte-gouttes de réserves apparemment sans fin. Mais surtout, Harry en vint à comprendre *pourquoi* Severus était si sombre – si distant, et si... déçu par le monde – et par lui-même.

Ce fut une très petite chose qui déclencha cette compréhension, mais le savoir que cela engendra était basé sur des années de proximité à Severus Rogue et mille moments différents d'observation -- tout s’accordant en huit simples mots.

Harry entendit accidentellement ces huit mots à la fin d'une réunion de haute-stratégie. À la fin du rassemblement, Harry attendait patiemment pour parler avec Albus quand il avait remarqué Rogue approcher un des autres membres avec une potion dans ses mains. Cela ressemblait plutôt à une bouteille de Sommeil sans Rêve -- et il y avait ces temps là beaucoup de gens souffrant de cauchemars qui auraient adoré mettre la main sur cette substance. Curieusement, Harry remarqua la surprise sur le visage de l'autre homme pendant que le maître de potions lui remettait la bouteille. Il manqua la question étonnée de l'homme, mais entendit clairement la réponse irritée de Rogue: " Naturellement que je l’ai fait. J'avais dit que je le ferai, non?" Plus tard, Harry découvrit que l'homme -- un des hommes de Dumbledore -- avait en effet demandé une bouteille de Sommeil sans Rêve pour quelques unes des personnes sous son commandement. Apparemment, le manque de sommeil reposant commençait à affecter leurs performances. A l’évidence, l'homme ne s'était pas attendu à ce que Rogue aille réellement faire la potion.

Mais ce fut la dernière partie de la réponse du maître de potion qui changea la manière dont Harry voyait Severus Rogue pour toujours.

" J’avais dit que je le ferai, non?"

Huit mots. C'est tout. Et pourtant Harry avait connu et respecté des hommes et des femmes – même des héros -- qui ne pourraient pas dire ces mots avec le même poids -- la même * honnêteté * -- que celle que Rogue leur donnait. Regardant en arrière tout ce qu'il savait sur le maître de potions, Harry se rendit soudain compte que l'homme n’avait * jamais * failli à cette parole. Ce qu'il avait dit, il le ferait – il le faisait. Il n'y avait pas de serments, de promesses, aucun rituel spécial pour garantir ses actions. Rogue n'en avait pas besoin. Et ce que cela impliquait au sujet de l'homme n'était rien moins qu’étonnant. Après tout, Severus Rogue était un espion. Sa vie -- et les vies de milliers d'autres -- dépendaient de sa capacité remarquable à mentir -- et de mentir si bien que même Voldemort ne pouvait pas faire la différence. Et pourtant... quand ce n'était pas une question de vie ou de mort, ou de la protection d'autres, Rogue était l'homme le plus honnête que Harry ait jamais connu. Péniblement honnête en fait. Si vous lui demandiez une opinion, il vous la donnerait -- verrues comprises. Si vous lui posiez une question -- et s’il daignait répondre -- alors vous auriez la vérité plaine et sans verni, indépendamment de combien cela blessait.

La plupart des gens croyaient que Rogue disait de telles choses parce qu'il était un bâtard insensible et dur. Mais Harry pouvait se rappeler des périodes où l'honnêteté de Rogue avait blessé de même l'homme lui-même. Ce n'était pas de la dureté -- c'était simplement un standard personnel de comportement qui était si haut qu'il était parfois à la limite de la cruauté.

La formation de mage de Harry lui avait enseigné comment mentir au meilleur de ses capacités. Mais elle l’avait également instruit sur * éthique * du mensonge, et c’était dans ces classes que Harry avait découvert que mentir était une partie normale de la société. * Tout le monde * mentait, et les gens s’attendaient même à ce que vous le fassiez dans certaines circonstances. Vous ne disiez pas à une épouse affligée que son mari avait été un imbécile complet et que vous étiez heureux qu’il soit mort. Vous ne disiez pas à un ami que qui avait passé quatre heures dans la cuisine que le dîner était terrible et vous alliez acheter un repas à emporter sur le chemin du retour. Vous ne disiez pas à un enfant que vous ne pouviez vraiment pas voir ce que diable l’image sur le devant de votre carte d'anniversaire était censée être. Des grandes choses aux petites choses, les gens mentaient tout le temps. La seule différence entre tous les mensonges que les gens utéraient, était dans leur motivation. Les ' bons ' mensonges devaient servir à aider et protéger d'autres, alors que ' les mauvais ' mensonges étaient dit pour des raisons égoïstes ou cruelles. Le mensonge devenait seulement compliqué quand il était possible qu'un ' bon ' mensonge puisse être découvert, et termine à causer plus de mal que si la vérité avait seulement été dite en premier lieu.

Mais Rogue considérait à l’évidence * tout * mensonge être au-dessous de lui -- à moins qu’il soit naturellement directement lié à ses activités d’espion. Et même alors, Harry suspectait qu'il le faisait seulement comme forme de pénitence, et parce qu'il savait combien dépendait de ce qu’il le fasse. C'était un point de vue particulier sur la vie, et Harry pouvait seulement s'interroger sur quelles circonstances étranges pouvaient avoir produit un code si strict de comportement.

Cependant, à la suite de cette nouvelle compréhension, Harry n'avait pas pu s’empêcher d’admirer Severus Rogue. Etre si impitoyablement véridique exigeait énormément de courage. Cela expliquait également le cynisme de l’homme et sa déception quant aux gens qui l’entouraient. Pour Rogue il devait sembler que le monde était plein de duperie et de poltronnerie. Pas étonnant qu’il soit si fâché contre les Gryffondors. Les personnes-mêmes réputées pour être les plus courageuses, n’étaient -- à ses yeux – pas plus volontaires pour faire face aux vérités dures à leur sujet, et au sujet de la vie en général, que n'importe qui d’autre. Qui plus est, tandis que Rogue grandissait, il serait devenu de plus en plus méfiant envers les autres comme chacun d'entre eux faillissait successivement à se montrer digne de son code personnel de comportement moral. En tant que jeune homme, il était devenu une figure solitaire, méprisant les autres, et ne comprenant jamais vraiment pourquoi le monde s'était retourné contre lui.

Naturellement, il y avait aussi d'autres raisons -- comme une certaine arrogance naturelle qui venait de ses origines de sangpur, et de savoir qu'il était plus intelligent et plus doué que la majeure partie des gens qui l’entouraient. Mais c’est principalement sa réticence à faire des concessions aux autres qui lui fit recevoir ses critiques les plus dures.

Et assez curieusement, c’est cette même honnêteté brutale qui attira Harry à lui comme une flamme attire un papillon.

Quand Harry avait été enfant, on lui avait menti toute sa vie. Ses parents n'étaient pas morts dans un accident de voiture, la magie existait vraiment, et il n'était pas un monstre, ni un inutile, ni impossible à aimer. A Poudlard, des gens avaient inventé des choses à son sujet -- l'appelant l' "héritier de Serpentard", ou disant qu'il était seulement intéressé par la renommée et la publicité. Des gens l'avaient accusé du mentir à diverses reprises -- particulièrement Rogue, à qui il avait réellement menti à l'occasion. Mais il avait essayé d’être honnête la plupart du temps, et cela avait fait très mal quand Ron n'avait pas cru qu'il * n'avait pas* mit son nom dans la coupe du feu pendant sa quatrième année. Et naturellement, les mensonges que Rita Skeeter et Cornelius Fudge avaient inventés étaient complètement incroyables-- sauf qu’ils * avaient été* crus par bien trop de gens qui lisaient la Gazette du Sorcier.

Pour quelqu'un comme Harry, savoir que Rogue ne lui mentirait pas, ni ne mentirait *à son propos * servit seulement à augmenter son sens de fascination jusqu'à ce qu'il soit devenu trop fort pour y résister. Il était étrangement soulageant de savoir que Rogue ne lui mentirait pas pour quoi que ce soit d’autre de moins crucial qu'une situation de vie ou de mort. Et une fois qu'il eut découvert combien peu Rogue comprenait ses semblables humains, Harry put voir plus clairement la différence entre un homme qui pouvait préparer les potions les plus complexes et les plus délicates, et un homme qui pouvait manipuler les personnes et les événements dans les négociations les plus complexes et les plus délicates. Rogue et Dumbledore étaient tous les deux des génies -- mais il s’agissait d’un *genre * complètement différent de génie dans chaque cas. Ceci expliquait également comment un idiot comme Fudge ait pu être élu Ministre de la magie. L'homme n'avait presque aucun bon sens, mais beaucoup de talent quand il s’agissait de promotion de sa personne et d’obtenir les faveurs de la couverture de presse.

Et ainsi Harry s'était plu en compagnie de Rogue – passant du temps avec l'homme sous l’apparence de discussions privées au sujet de l'état de la guerre et de ce que Voldemort pourrait faire, et de ce que leur côté faisait en réponse. Et pour une certaine raison inconnue Rogue permit à contre-coeur à Harry de continuer d'envahir son intimité, jusqu'à ce que ce soit devenu par la suite un accord tacite entre eux qu'à chaque fois qu’ils étaient au même endroit sans autres devoirs pressants, ils se réuniraient quelque part pour simplement se reposer et parler. S’ils étaient tous les deux à Poudlard, cette réunion se tenait inévitablement dans la salle de séjour de Severus, et le plus souvent ils partageaient quelques verres de vin après dîner et permettaient à leur conversation de s'étendre largement à une multitude de sujets et d'idées.

Quelque part au long de cela, Harry fut étonné de constater que ' Rogue ' était devenu ‘ Severus’ pour lui, et que -- si on lui avait donné le choix -- il aurait choisi volontiers la compagnie de Sev contre celle de n'importe qui d’autre. Mais il ne lui venait encore jamais à l’esprit de regarder l'autre homme avec quoi que ce soit de plus que de l'amitié et du respect.

Et puis * cette* nuit était arrivée.

Personne n’avait jamais réussi à découvrir quel sort ou rituel Voldemort avait exécuté. Que c'était de la magie noire de la sorte la plus sombre qui soit allait sans dire -- mais au-delà de cela, seuls ses effets furent découverts par la suite.

Le premier de ces effets s'était fait connaître pendant que Harry s’approchait des quartiers de Severus d’un pas égal. Sans avertissement, Harry avait été aveuglé par une agonie qui menaçait de submerger les murs internes qui le protégeaient de Voldemort. A partir de là, cette nuit fatidique dans le miroir avait suivi presque exactement la même configuration que celle qui venait juste de se produire en réalité.

Et dans le miroir, quand Harry et Severus s’étaient réveillés le matin suivant, ni l'un ni l'autre n'avait pu regarder l’autre tout à fait de la même manière...

... bien que cela ait pris presque une éternité à Harry de convaincre cet idiot têtu qu'ils devraient essayer de répéter cette nuit sans toute la douleur et sans les potions.

 

----oo00oo ----

 

Harry fut abruptement éveillé par surprise quand sa tête tomba finalement trop bas vers sa poitrine.

Il sentit un bref moment de désorientation pendant que la mémoire qu'il avait revécu de son temps dans le miroir combattait la réalité dans laquelle il se trouvait soudain. Mais la réalité s'affirma rapidement quand il se rendit compte qu'il berçait toujours Severus dans des ses bras, et que s’il s’endormait comme ceci il aurait un maudit torticolis quand il se réveillerait.

Doucement, Harry se glissa de dessous son amant, rabaissant le dos de Severus sur le lit.

L'autre homme ne bougea pas-même un muscle quand Harry s’extriqua soigneusement.

Observant la forme endormie de Sev, Harry étendit le bras et fit passer délicatement un doigt léger le long du cou nu et de l'épaule du maître de potions. Etendant sa paume sur la peau chaude, Harry s’émerveilla que cela lui semble tellement familier -- et alors il fronça les sourcils en se rappelant juste combien désagréablement reconnaissable les dernières heures avaient également été.

Et pourtant... se soir n'avait pas été une réplique * exacte * de la version de miroir. Premièrement, Harry n'avait pas à l’origine pensé à utiliser la deuxième potion qui brouillait et ramollissait les sens. C'était seulement son expérience antérieure avec le miroir qui l'avait incité à y penser la deuxième fois. En conséquence, il avait été en quelque sorte plus facile de supporter les dernières heures que dans la version initiale. Une autre différence était le fait que la dernière fois il avait été forcé de se traîner de nouveau à l’armoire cassée de Severus afin de rechercher les deux potions curatives, tandis que cette fois-ci il s’était rappelé de les amener avec lui dans la chambre à coucher. Il y avait d'autres petites anomalies aussi – des changements subtils qui reflétaient le changement des circonstances amenant à cette nuit. Mais néanmoins, c’était bien trop semblable pour la paix de l’esprit de Harry.

Étant donné que les événements de ce soir avaient été un tournant crucial dans le miroir pour à la fois lui-même et Voldemort, Harry était presque sûr que ce soir avait été l’hôte d’un incident clef. Pour Harry, cette nuit était censée être le début d'un rapport qui l’encouragerait et le renforcerait pour le reste de sa vie. Pour Voldemort, c'était la nuit qui lui accorderait la plus grande quantité de puissance personnelle qu'il réaliserait jamais.

C’étaient deux résultats énormément différents, attachés à deux hommes très différents -- pourtant ces résultats étaient liés par le même moment dans l'histoire, juste comme les hommes eux-mêmes étaient reliés et liés.

Harry savait que les conséquences de quoi que le seigneur des ténèbres ait fait seraient par la suite ressentis à travers le monde sorcier tout entier. D’une façon ou d'une autre il devait mettre un terme à cela -- et à partir de ce soir, le temps jouerait contre lui.

Mais il en restait encore un peu – encore assez pour faire ce qui était nécessaire.

Tous ses plans devraient être avancés, et le cercle de Mages de Guerre devrait être averti. Brièvement, Harry se demanda si c'était quelque chose que les Mages de Vue avaient prévu quand ils avaient dit à Ly'haniir et Silver de ne pas cacher leur visite. Devrait-il dire à Albus ce qui s'était produit? Combien Severus aurait-il besoin de savoir? Une partie de cela certainement, si Sev’ voulait éviter d'être attrapé par les mangemorts.

Après tout, ce qui était arrivé à Sev ' n'était pas la même chose que ce qui était arrivé aux autres porteurs de la marque sombre.

Des plans et des pensées impatientes tourbillonnèrent dans l'esprit fatigué de Harry en un orage embrouillé de souci. Mais finalement, l'épuisement de son corps le rattrapa de nouveau, et il s’éloigna à contre-coeur de Severus, ne voulant pas déranger le repos de l'autre homme avec ses propres roulés et retournements.

Négligemment, Harry laissa tomber sa tête sur un oreiller et roula sur le côté pour pouvoir regarder Sev ' en s’endormant.

Quelque chose de pointu lui donna un coup dans les côtes.

" Mmph, " grogna-t-il. / / Par l’enfer, qu’est-ce que c’est ? / / Ugh -- sa baguette. / /... me demande où est celle de Sev... probablement aussi ici quelque part... / /

Harry retira le morceau de bois coupable des draps et se détendit de nouveau dans les oreillers.

Vaguement, il remarqua que le lit sentait la sueur froide et le sexe, mais il était bien trop fatigué pour s’en préoccuper.

Harry fit une vague paresseuse de sa baguette. " Nox, " chuchota-t-il et les torches -- crépitantes et mourantes de toute façon maintenant – s’éteignirent finalement.

L'obscurité enveloppa la pièce, et Harry – constamment vigilant comme le dirait Fol-Oeil -- fourra sa baguette sous son oreiller et suivit Severus dans les rêves.

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A suivre

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