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Chapitre 17 : Conversation à la lueur de bougies

LE MIROIR DE PEUT-ÊTRE
– Conversation à la lueur des bougies--

----Oo00oo----

Quand Harry se réveilla la fois suivante, il dériva dans la conscience, enveloppé par des draps doux et chauds et entouré par le parfum familier du linge propre de Poudlard. La sensation réconfortante d’un contact très aimé effleurant légèrement la cicatrice sur son front et cette présence familière rassurèrent les plus profondes parties de lui, lui disant que tout allait bien.

Les pensées somnolentes de Harry mirent donc plusieurs minutes pour oisivement connecter le fait que Severus traçait le contour de sa cicatrice, avec l'impression vague que pour quelque raison, l’autre homme n'était pas supposé savoir que la cicatrice était là. Quand il se souvint finalement pourquoi Severus n’était pas sensé savoir que la cicatrice était là, Harry passa brusquement de l’état à moitié-endormi à celui de bien éveillé sans même frémir de la paupière.

Selon toute apparence extérieure, il dormait toujours - pelotonné sur un côté et faisant face au milieu du lit. Mais à l'intérieur, Harry se maudissait mentalement de ne pas avoir réalisé que toute …l'activité... de la nuit dernière aurait ruiné le maquillage cachant sa cicatrice.

Brièvement, il se demanda ce qu'il devait faire à propos de la découverte de Severus. 'Oubliette' était hors de question. Il ne pouvait pas faire cela à Severus et ce serait injustifié de toute façon puisqu'il voulait certainement une relation intime avec l'autre sorcier, ce qui les ramènerait seulement à cette même situation de nouveau.

Après un court débat interne, Harry décida finalement qu'il n'avait simplement pas assez d'information pour prendre une décision. Quoi qu'il dise ou fasse ensuite devrait être basé sur la réponse de Severus à la situation - et tout de suite Harry n'avait aucun indice de ce que l'autre homme pouvait penser. Cela signifiait que tout ce qu'il pouvait vraiment faire était de faire savoir à Severus qu'il était réveillé et de permettre ensuite au Maître de Potions de donner le ton pour n'importe quelles révélations ou accusations.

Simulant toujours le sommeil, Harry bougea un peu et inspira ensuite profondément comme s'il était sur le point de se réveiller. Le contact disparut de son visage et Harry libéra un soupir involontaire à la perte de contact. D'un air endormi, il permit à ses yeux de s’ouvrir en papillonnant.

 

Severus était couché nu devant lui avec le drap tiré de manière lâche autour de ses hanches et la tête soulevée sur un coude. Harry se permit quelques instants pour boire la vue de la peau nue de son amant avant de faire passer son attention au reste de son environnement avec regrets. Par-dessus l'épaule de Severus, Harry pouvait voir une paire de bougies dodues à demi-fondues brûlant silencieusement sur une étagère. Avec surprise, il se rendit compte qu’il y avait encore quelque temps avant l'aube et que les elfes de maison n'avaient pas encore passé pour remplacer les torches qui avaient brûlé pendant la nuit. Le feu qu'il avait allumé dans le foyer plus tôt était maintenant réduit à quelques charbons rougeoyant, mais l'air de la pièce était toujours chaud - probablement en raison de quelque chose que Severus avait fait quand il avait nettoyé et le lit et ses occupants.

 

Avec un autre soupir - et faisant attention à ses muscles endoloris - Harry se roula sur le dos et se permit un étirement prudent. Il remarqua distraitement que le feu mourant et les bougies diverses dispersées autour de la pièce créaient une lumière douce d'or qui était accentuée par une minuscule pointe de brillance aux endroits où une flamme solitaire brûlait fermement dans l'obscurité.

Il retourna sa tête vers Severus - l'observant. Attendant.

 

Severus regarda la cicatrice sur son front en détail et demanda, "Etait-ce le sortilège de Mort ?"

"Oui," répondit Harry tranquillement. Il n'y avait aucune raison de mentir - Severus n'était pas stupide et un mage n'utiliserait pas normalement de maquillage moldu pour cacher une cicatrice ordinaire. Il était intéressant cependant, que l'autre homme croyait apparemment encore que le Mage de Guerre Ash et Harry Potter étaient deux personnes différentes. Après tout, Severus savait déjà comment ' le survivant ' avait reçu sa cicatrice.

Severus sembla considérer la réponse de Harry un instant avant de faire le commentaire : "Je ne savais pas que quiconque d'autre que le garçon Potter y ait jamais survécu."

Harry ne répondit pas à cela.

"Mais alors," continua Severus, "puisqu'il semble que personne ne savait que vous existiez jusqu’à récemment, je suppose ce n'est pas si étonnant." Il y eut un autre court silence avant que Severus ne demande avec espoir, "Vous ne sauriez pas par hasard comment vous y avez survécu, n'est-ce pas ?"

Oh. Cela expliquait pourquoi Severus posait des questions à propos d'une cicatrice de sortilège au lieu de leur rencontre remplie de douleur plus tôt ce soir là. Après tout, il était beaucoup plus probable que "le mangemort devenu espion" se heurte au Sortilège de Mort qu'à une répétition de quelque chose qui n'était jamais arrivé auparavant et pourrait ne jamais se produire à nouveau. Faites confiance à Severus pour avoir des priorités en bon ordre.

 

"Assez étrangement," répondit Harry, "-oui, je le sais. Mais je ne pense pas que cette information vous servira, puisque je n'ai pas été capable de répéter l'expérience avec un autre sort et je ne suis pas prêt de commencer à expérimenter avec le Sortilège de Mort simplement pour voir si c'était un hasard extraordinaire."

"Cependant," l’incita Severus, "s'il y a la possibilité la plus mince..."

Et donc Harry expliqua la connexion instinctive à la magie du sortilège dans une tentative d'utiliser sa puissance pour se sustenter et ensuite continua à décrire comment - au lieu de permettre au sortilège d’entrer derrière ses propres défenses - la magie l'avait connecté à l'homme-même qui avait essayé de le tuer. "Donc vous voyez," termina Harry, "quand il a essayé de s’éloigner de moi, il a déchiré une sorte de …trou... dans sa magie - et essentiellement elle a juste saigné par ce trou jusqu’à ce qu'il ne reste presque plus rien."

"Il est mort alors ?" demanda Severus, pensif.

"Pas tout à fait," admit Harry et ensuite il ajouta d'un air mécontent : "Mais j'ai résolu ce problème pour lui quelques années plus tard."

"Oh," dit Severus délicatement. Il remarqua l'expression de marbre sur le visage de son partenaire et ajouta avec curiosité : "Vous ne semblez pas trop heureux de sa mort."

 

"Vous ne savez pas ce que j'ai dû faire pour me débarrasser de lui." Harry frissonna involontairement. "Et ... j'avais pensé que je serais heureux quand il serait parti. Mais je ne l'étais pas. J'étais simplement fatigué et courbaturé et... et bien - soulagé, je suppose. Comme si un poids lourd m'avait été enlevé ? Mais je ne peux pas dire que j'en étais vraiment heureux. Je n'aime pas tuer les gens - pas même lui."

Severus resta silencieux un instant. "Nous faisons ce que nous devons," dit-il doucement. "Le jour où vous commencez à aimer cela est le jour où vous devenez l'ennemi." Alors - avec bienveillance - il changea le sujet. "Il est étrange," fit remarquer Severus comme ses yeux revenaient rapidement au front de Harry, "que vous et Potter dussiez avoir la même cicatrice exactement au même endroit. J'aurais pensé que cela aurait pu avoir l’air différent - ou du moins placé autre part."

 

"Quoi - comme sur mon derrière ou quelque chose du genre ?"

 

Severus arqua un sourcil amusé. "Plutôt sur votre poitrine ou dos j'aurais pensé - puisque la plupart des personnes visent la plus grande cible pour avoir de meilleures chances de vraiment l’atteindre."

"Je suppose," acquiesça Harry. "Mais vous oubliez que les gens qui aiment tuer ont aussi tendance à apprécier d’avoir des victimes impuissantes qui ne peuvent pas partir en courant."

"Oui, bien sûr," répondit Severus mornement. "Sur leurs genoux..."

"-où un sortilège à la tête est commode," termina Harry. Ce n'était pas tout à fait ce qui lui était arrivé, mais en tant que bébé couché dans son berceau, Harry avait certainement été impuissant et incapable de partir en courant.

Severus fronça les sourcils. "Mais vous êtes un mage. Même sans votre baguette -"

Cette fois ce fut au tour de Harry d’être amusé. "Sûrement que vous n'imaginez pas que je suis né avec l'encyclopédie des sorts des autres-espèces dans la tête, n'est-ce pas ?" Severus sembla momentanément embarrassé. "Lorsque j'ai été attaqué," expliqua Harry, "je ne savais pas même que j'étais un mage."

"Et pourtant," réfléchit Severus, "vous avez tout de même réussi à survivre au sortilège de Mort - de même que Potter l’a fait. Je me demande si le fait que vous soyez tous les deux mages est significatif ?"

Harry fut à demi-redressé d'étonnement avant qu'il ne sache ce qu'il faisait. "Vous saviez ?!" demanda-t-il.

 

Cette fois c'était le tour de Severus de rouler calmement sur son dos tandis que Harry baissait les yeux vers lui.

 

"Je ne suis pas un idiot, Mage de Guerre," répondit-il avec dédain. Alors calmement, il entrelaça ses doigts au travers de sa poitrine nue et ajouta : "Le garçon n'a aucune idée de la puissance qu’il pourrait potentiellement exercer et est encore assez jeune pour être flexible dans sa pensée. Étant donné sa capacité stupéfiante de trouver les ennuis - et ensuite d’y réchapper d'une façon ou d'une autre - cela ne m'étonne pas qu'il s'avèrerait être un mage."

"Ce qui ne me dit pas comment vous le saviez en premier lieu!" objecta Harry.

 

Un petit sourire satisfait joua sur les bords de la bouche de Severus. Finalement il répondit : "Si vous êtes inquiet que d'autres en viennent à la même conclusion - ne le soyez pas. Mon raisonnement implique des faits qui ne sont pas largement connus."

 

Quand il devint évident que l'homme irritant à côté de lui n'allait rien ajouter de plus, Harry s’affaissa finalement. "Ça va," capitula-t-il, "j’abandonne. Dites-moi s'il vous plaît comment vous saviez que Harry Potter est un mage."

Avec un regard suffisant pour avoir forcé Ash à lui demander cette information, Severus exposa doucement : "Mon premier indice était le fait que vous soyez par hasard apparu le jour d’après la disparition mystérieuse de Potter. Très coïncidant. Et ensuite bien sûr Albus a décidé de vous embaucher - bien que vous ayez été un dangereux inconnu sans passé ni références-"

"Il a embauché pire que moi," protesta Harry.

"Je suis - malheureusement - bien trop conscient de cela," répondit Severus. "Cependant, je ne me rappelle pas que l’un de nos précédents professeurs de Défense contre les Forces du Mal ait su à propos de ma Marque, sans parler du fait que je suis un espion et non loyal envers Voldemort."

"Drago-"

"-ne sait pas que je suis un espion et ne vous aurais jamais parlé de ma Marque à moins qu'il n'ait cru que vous le sachiez déjà – ce que vous avez admis savoir précédemment."

 

"Melle Granger et M.-"

"Oui, je peux bien croire qu'elle et Weasley vous diraient tout sur leur désagréable Professeur de Potions et son passé moins-que-digne-de-confiance. J'admettrai même que vous ayez pu apprendre pour ma Marque de leur part. Mais je ne crois pas qu'ils vous diraient jamais que j'espionne Voldemort pour le Directeur. Je ne suis pas même certain qu'ils savent que je suis un espion. Des trois d'entre eux, seul Potter était en fait là quand Albus m'a demandé de retourner à Voldemort - et je prie sincèrement que le garçon ait assez de respect pour ma vie pour ne pas aller babiller cela partout dans l'école. Ce qui est plus pertinent cependant, est que je doute que n'importe lequel de ses parasites - et Weasley en particulier - vous dirait jamais quelque chose qui pourrait vous faire balancer dans la direction de croire en moi quand ils ne sont pas entièrement certains qu'ils peuvent avoir confiance en moi eux-mêmes. En fait, si Potter leur a dit, alors je serais plus incliné à croire qu'ils ont commodément oublié de mentionner que je pourrais être un espion pour vous avertir contre placer votre foi en moi."

Harry n'avait aucune réponse à cela. La manière pratique avec laquelle Severus reconnaissait l’opinion qu’avaient Ron et Hermione de lui était déchirante. Pas parce qu'ils ne l'aimaient pas - Severus ne se souciait pas qu'ils l'apprécient ou non - mais parce qu'ils n'avaient pas confiance en lui. Une simple erreur il y a toutes ces années et Severus avait été pour toujours marqué comme un traître - même par deux adolescents qui savaient qu’il avait sauvé la vie de Harry à plus d'une occasion pendant les cinq années passées.

 

"Albus a confiance en vous," offrit-il tranquillement.

"Et vous êtes si entiché de l'avis du Directeur," demanda Severus avec une ironie désabusée, "que vous croyez qu’il a fait le bon choix en faisant confiance à nos précédents professeurs de Défense ? Je ne pense pas. Et pourtant, vous êtes convaincu que je n’ai aucune fidélité envers Voldemort - que je suis, en fait, un espion pour le côté prétendument ‘Lumineux’. Maintenant pourquoi cela ?"

 

"Euh... Je suis un bon juge de caractère ?"

Severus renifla cyniquement. "Ou peut-être," répliqua-t-il, " que votre connaissance de ma Marque et votre croyance que je suis complètement digne de confiance vient de quelqu'un qui a eu l'occasion de m'observer de plus près que Granger ou Weasley - quelqu'un qui a directement profité de ma protection comme ses amis ne l'ont pas. M. Potter – tout morveux gâté qu'il est - est du moins en possession d'assez de matière grise pour comprendre la différence entre haïr quelqu'un et désirer croire le pire d'eux simplement parce qu'il les déteste."

"Vous déteste-t-il vraiment?" demanda Harry doucement.

Severus sembla étonné par la question. "Je le supposerais," répondit-il avec indifférence. "Merlin sait que je le déteste certainement. Mais c'est entièrement hors sujet. Ce qui est pertinent est qu'il a disparu approximativement au même moment où vous êtes arrivés - et que vous avez été en possession de secrets connus de très peu de personnes depuis quelque temps. Nous en étions seulement à la troisième semaine de classes quand vous m'avez dit que vous en saviez plus sur moi que je ne le croirais possible. Vous attendez-vous vraiment à ce que je croie qu'Albus vous trahirait mes secrets ? Ou que Granger et Weasley vous donneraient volontairement une raison d'avoir confiance en moi ? - et tout cela quelque temps avant la troisième semaine du trimestre ?"

 

"Et pourtant," remarqua Harry, "vous semblez impliquer que M. Potter me dirait de telles choses le jour même de notre rencontre."

 

Severus sourit d'un air satisfait devant l'admission tacite de Ash qu'il avait en effet rencontré Harry Potter avant que le jeune sorcier n’ait disparu. "Dans le cas de Potter," répondit Severus, "ce n'est pas une supposition peu raisonnable. Étant donné que vous et lui possédez une cicatrice identique et ayez réchappé au même sortilège, je suis complètement sûr qu'il était intensément curieux à votre sujet. De là, cela il aurait été facile pour vous de le convaincre que vous étiez un véritable mage en lui montrant simplement un peu de magie sans baguette. Et après cela, vous auriez fait votre grande offre - tout ce que l'Enfant chéri de Gryffondor pourrait probablement vouloir : une place où aller où Voldemort ne peut pas le trouver; une école où il peut apprendre la magie à un niveau qui le placera au-dessus de celui des sorciers ordinaires; un groupe des gens qui le considéreront comme différent - spécial - simplement pour être humain." Severus eut un léger sourire moqueur en ajoutant, "Potter disait probablement qu’il acceptait avant même que vous n'ayez fini l'offre."

Intérieurement, Harry grimaça devant la basse opinion que Severus avait de lui. Il voulait énormément dire la vérité sur lui et le Miroir de Peut-être au Maître de Potions. Mais malheureusement, il n’était maintenant que trop clair que Severus pensait toujours que Harry était un enfant arrogant qui avait été élevé sur les genoux du luxe au son des contes de sa propre magnificence. Harry savait au-delà de l'ombre d'un doute que s'il se révélait maintenant, Severus le rejetterait de la main - et l'accuserait probablement aussi de quelque complot ou de petite vengeance. Pour le moment du moins, il devait permettre à Severus de croire les mêmes demi-vérités que le Directeur avait calculées.

Mais cela ne signifiait pas qu'il allait laisser Severus s’échapper en lui donnant seulement la moitié d'une explication...

"Il y a une ou deux choses à propos desquelles je suis toujours curieux," commença-t-il . "Vous croyez que j’ai seulement rencontré M. Potter pour lui offrir un apprentissage dans le cercle. Étant donné la répugnance du cercle à traiter avec des humains pour toute autre raison, j'admettrai que cela est logique. Et bien sûr cela fait naturellement de lui un mage. Cependant votre certitude que je l’ai rencontrée dépend de votre croyance qu'il était le seul qui pourrait me raconter– ou m’aurait raconté --vos secrets. Mais pour l’instant, je n'ai rien entendu qui lui ferait même vous mentionner."

Ce petit sourire satisfait était de retour sur le visage de Severus. "Je remarque," fit remarquer le Maître de Potions, "que vous n'essayez pas de nier quoi que ce soit de cela."

Harry grimaça. "Me croiriez-vous si je le faisais ?"

"Non," fut la réponse succincte.

"Alors quelle en serait l’utilité ?"

 

Severus leva simplement un sourcil avant de finalement répondre à la demande inexprimée de Harry du morceau final de l'énigme. "A un moment ou à un autre pendant vos explications diverses," lui dit Severus, "la curiosité impertinente de Potter lui a sans aucun doute fait demander pourquoi il n'avait jamais entendu parler de vous ou de votre 'cercle' auparavant. Cela, à son tour, aurait découvert votre désaccord personnel avec la politique de non-intervention du cercle dans le monde humain. Et une fois que Potter aurait appris votre ... aversion ... pour Voldemort et ses disciples - et de votre intention de rester dans le monde sorcier pour s'opposer à lui - le garçon se serait senti contraint de vous avertir de ne pas me faire de mal."

"Oh ?" demanda Harry avec bon espoir. "Donc vous dites qu'il ne vous déteste pas entièrement ?"

"Pas du tout," répondit Severus sans à-coup. "Je dis simplement qu'il comprend ma valeur en tant qu’espion et que son honneur idiot de Gryffondor ne lui permettrait jamais de rester silencieux s'il y avait la possibilité la plus légère que vous puissiez me prendre pour un Mangemort loyal et m'attaquer avant que des explications puissent être fournies."

 

"Je vois," dit Harry avec un regret silencieux. "Et bien sûr Albus m'a embauché parce que-"

"-il sait que vous êtes lié à la disparition de Potter je dirais," termina Severus.

 

----Oo00oo----

 

Harry soupira.

 

Il était de nouveau couché sur le dos dans le lit de Severus, s’étant effondré en arrière sur le matelas quand la dernière déclaration du Maître de Potions lui fit soudain réaliser exactement combien de gens étaient maintenant au courant de la vérité - ou d’une partie de la vérité – à propos de l’actuel professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard. Mais qu’avait cette école qui rendait garder des secrets si impossibles ? Comme Albus lui avait autrefois dit : 'ce qui est arrivé... est un secret complet, alors, naturellement, toute l’école est au courant '. Et bien, ce n'était pas encore tout à fait l'école entière, mais quand même - cela devenait ridicule. // Combien d'autres personnes vont deviner cela ? // se demanda-t-il. // D'abord Albus, puis Ron et Hermione ... // Il l’avait en fait dit à Sirius et Remus - et bien sûr le cercle de mages. Et maintenant Severus avait aussi fait le rapport entre Ash et Harry Potter. Bien que, pour être juste, Severus ait eu raison du fait que son raisonnement impliquait des secrets qui n’étaient pas largement sus.

 

"Votre silence n'est pas rassurant," vint une voix de l'autre côté du lit. Harry regarda vers Severus, qui était de nouveau appuyé sur un bras, regardant vers lui vers le bas. "Me suis-je trompé dans ma supposition, qu'Albus sait où est son Gryffondor favori ?" Et ensuite, avec une allusion faible de soupçon, il ajouta, "Et si c’est le cas, pourquoi ne le sait-il pas ?"

"Il sait." Harry rassura son partenaire paranoïaque.

 

"Combien ?" appuya Severus.

 

"Pas beaucoup plus que vous," admit Harry à contre-coeur. "Il sait que M. Potter étudie pour être un Mage de Guerre et il sait que je suis au courant de son emplacement. Mais en dehors de cela..."

"Et le Directeur a accepté cela ?!" demanda Severus d'un air incrédule.

Cette fois ce fut le tour de Harry de sourire d'un air satisfait. "Je ne lui ai pas donné beaucoup le choix."

Severus cligna des yeux. "J’aurais aimé être là," se murmura-t-il à lui-même.

 

"Je pense," réfléchit Harry, "qu’il n'a pas trop protesté puisque cela signifiait qu'il pouvait honnêtement dire au Ministère et aux journaux qu'il n'avait aucune idée d’où M. Potter était."

 

Severus lui donna un regard ironique. "Je doute que Merlin lui-même puisse faire cracher au Directeur un secret qu'il ne serait pas prêt à partager."

Harry rit. C’était incroyablement agréable d'être couché dans le lit de Sev ensemble, à partager leur avis sur Albus. Mais, quand il regarda de nouveau vers le Maître de Potions, Harry se rendit compte que les yeux sombres de l'autre homme l'observaient avec une expression curieusement tendue. "Quoi ?" demanda-t-il finalement, plus qu'un peu déconcerté.

"Vous attendez-vous à des... faveurs ... à cause de cela ? - parce que vous m’avez sauvé la vie ?"

"Non!" s’exclama Harry avec un air choqué. "Certainement pas! Pourquoi diable penseriez-vous... ?" Sa voix s'estompa quand il se rendit compte que Severus ne savait pas que Harry avait autant souffert que le Maître de Potions lui-même. Brièvement, Harry considéra dissimuler le fait qu'il avait été dans la même situation que Severus. S'il ne l'avouait pas, alors l'existence de sa propre liaison au Seigneur des Ténèbres resterait un secret. Mais à la fin, il savait qu'il ne pouvait pas le faire. Severus détestait avoir des dettes et lui devoir une dette de vie - à *lui *de tout le monde...

 

"Vous pensez que je me suis noblement sacrifié pour sauver votre vie ?" Harry rit. "Désolé professeur, mais c’était définitivement un cas de survie mutuelle." Et il observa avec satisfaction la tension subtile du visage de Severus s’effacer graduellement.

 

"Alors vous l'avez senti aussi," fit remarquer Severus. Soudainement il sembla inquiet. "Tous les autres dans le château auraient-ils été affectés ?"

"Non," s'empressa de le rassurer Harry. "Tous les autres vont bien."

Severus se détendit de nouveau. "Bien, dans ce cas peut-être que maintenant vous pourriez expliquer exactement ce qui est arrivé - et pourquoi nous deux étions les seuls affectés."

"Um, oui. En effet. Ce qui est arrivé..." Harry essaya de rassembler ses pensées. // Comment puis-je expliquer cela sans trop en donner ? // "Et bien", commença-t-il, " pour l’essentiel Voldemort a effectué un sort ou rituel de quelque sorte. Ne me demandez pas exactement ce qu'il a fait, parce que je ne le sais honnêtement pas. Tout ce que je peux vraiment vous dire est que c'était de la sorte la plus noire de Magie Sombre - et que cela allait bien au-delà des simples Impardonnables." Harry fit une pause un instant pour réunir ses pensées.

"Mais bien que je ne sache pas comment il l'a fait," continua Harry, "je suis familier avec les… effets secondaires... que nous avons éprouvé. Essentiellement, Voldemort est d'une façon ou d'une autre devenu un conduit pour plus d'énergie magique qu'il ne pouvait en manipuler. Et tandis qu'il en a probablement rejeté la plupart dans quelque chose de tout proche, il y avait encore une sorte de 'retour d’eau' qui a coulé dans tous les gens magiquement connectés à lui."

 

Le visage de Severus tint une faible nuance de jubilation, mais sa question suivante était tempérée de prudence - comme s'il savait d'une façon ou d'une autre que c'était trop beau pour être vrai. "Dites-vous que tous les Mangemorts ont éprouvé quelque chose de ressemblant remarquablement au sortilège d’Endoloris ? Pendant plusieurs heures ?"

Harry renifla. "Je le souhaiterais. Non, malheureusement le pouvoir qui était filtré en arrière était... et bien, je suppose que vous pourriez dire 'aligné' selon votre rapport avec la liaison le long de laquelle il voyageait."

 

Les sourcils de Severus montèrent. "Mon rapport avec cela! ? Nous parlons de la Marque Sombre ici, non ?"

"Oui," Harry rit sous cape. "Mais le pouvoir qui a coulé en vous était... et bien, il répond aux créatures vivantes - à leurs émotions et à leurs croyances. Et la Marque Sombre – bien que non vivante en elle-même - fait toujours partie de vous. Donc le pouvoir s’est ... 'accordé' pour ainsi dire ... quand il est passé par le lien et en vous par votre Marque."

"Et cela a affecté ce que je ressentais ?"

 

"Bien sûr." Confirma Harry. "Dans votre cas, je dirais que c'est un pari plutôt sûr de dire que vous avez une attitude assez négative envers votre Marque."

"Un euphémisme," l’assura sèchement Severus.

"Et donc," termina Harry, "le pouvoir s'est manifesté d'une manière négative - comme la douleur."

Severus le regarda spéculativement. "Et la raison pour laquelle vous l’avez senti serait ... ?"

// Espérons qu'il gobe cela, // pensa Harry à lui-même. "Parce que Harry Potter est lié à Voldemort par sa cicatrice - et je suis lié à Harry par la mienne." Les yeux de Severus s’élargirent à cette information, mais il n'interrompit pas. "Je crois," continua Harry, "que vous savez déjà que la cicatrice de M. Potter lui fait mal chaque fois que Voldemort est à proximité." Severus fit un court signe de tête de consentement. "Et bien", continua Harry, "il a aussi des visions – des rêves du Seigneur des Ténèbres qui sont parfois des souvenirs passés et de temps en temps des événements présents."

 

"Vous voulez dire qu'il a en fait été témoin de ... ?" Severus semblait horrifié.

"Réunions de Mangemorts ? Certaines de leurs …sorties de travaux pratiques ? Fêtes Sombres ? Oui. Il a vu tout cela et plus depuis le retour de Voldemort au pouvoir. Et c'est en plus des choses il a en fait vécues par lui-même." Tranquillement, Harry ajouta, "Il a des cauchemars assez terrifiants en réalité. Ce qui est l’une des raisons pour lesquelles il était hors du lit si souvent après l’heure."

 

Le visage de Severus avait blanchi. "Je n'avais aucune idée..."

Intérieurement, Harry était très heureux de la réaction de l'autre homme. Tandis que Severus pouvait ne pas aimer le Harry Potter qu'il imaginait connaître, le Maître de Potions ne souhaiterait jamais de mal ou d’horreur à quelqu'un qu’il considérait être un élève sous sa responsabilité. Si Ash devait jamais révéler son vrai moi, alors il se trouvait devant le besoin de changer l'opinion de l'autre homme sur "le survivant". Désabuser Severus de ses préjugés sur la vie de Harry Potter aiderait énormément et cette première révélation était un bon pas puisque Harry savait que Severus endurait de temps en temps quelques cauchemars assez terrifiants lui-même.

Ce qui signifiait que le Maître de Potions venait de découvrir qu'il avait quelque chose en commun avec Harry Potter.

"Ne laissez pas cela vous inquiéter," Harry sourit - et ensuite rit sous cape au regard aigre que Severus lui lança pour avoir supposé qu'il était inquiet à propos de Potter. "Je suis sûr que vous comprenez combien il était important pour moi d’établir que Voldemort n'avait pas de rêves semblables sur la vie de M. Potter. Quand j'ai examiné sa cicatrice, j'ai constaté que c'était une liaison purement à sens unique. Voldemort ne sait pas même qu'elle existe. Mais tandis que je l'étudiais, j'ai aussi constaté que ma propre cicatrice était ... compatissante."

"Parce que les deux cicatrices ont été formées par le même sort avec la même intention," fit remarquer Severus. "Vous comprenez," ajouta-t-il, "que cela prête aussi du poids à la théorie que Potter a survécu en faisant la même chose que vous - se reliant à Voldemort par le sort. Avoir simplement des cicatrices qui ont l’air semblable ne serait pas assez pour causer une réaction de sympathie magique."

 

"Probablement," permit Harry. "Mais c'était important pour moi à ce moment là parce que je pouvais utiliser cette sympathie pour forger une liaison secondaire entre ma cicatrice et celle de M. Potter. Maintenant les visions et la douleur qu’il avait l'habitude de sentir circulent à travers sa cicatrice et dans la mienne. En effet, elles le contournent maintenant et finissent avec moi."

Il y eut un petit silence tandis que Severus digérait cela.

"D’accord," répondit finalement le Maître de Potions, "cela explique pourquoi vous avez ressenti la même douleur que moi. Vous êtes liés à Voldemort par Potter et vous deux, autant que moi, n'aimez facilement pas le Seigneur des Ténèbres. Mais je ne réussis pas à voir pourquoi vous avez créé un tel lien - ou pourquoi un Gryffondor plein d'abnégation comme Potter le permettrait."

"Parce que," expliqua Harry, "à la différence de M. Potter, j'ai à la fois la formation et le contrôle pour mettre en oeuvre des barrières magiques dans mon esprit qui peuvent resserrer la liaison jusqu’à un point où je ne la remarque pas vraiment. Normalement, je ne souffre pas du tout. Ce soir était une … aberration ... qu'autre chose. Donc j'ai simplement demandé à Harry pourquoi il devrait souffrir - et prendre potentiellement du retard dans ses études de mage - quand je peux simplement enlever le problème sans le subir moi-même."

"Et ensuite bien sûr," termina Harry, "je lui ai fait remarquer qu'à quelque point, il pourrait en fait être utile d'avoir des visions de quoi que ce soit que Voldemort prépare. Naturellement, je ne m’y soumettrai pas si je ne le dois pas - mais qui peut dire si ce sera nécessaire à quelque point dans l'avenir ? De cette manière j'ai l'option si j'en ai besoin."

"Un argument parfaitement raisonnable." Remarqua Severus, " Et un argument qui explique aussi comment vous avez pu résister suffisamment longtemps aux …‘effets-secondaires’ …de cette nuit pour atteindre mes appartements et lancer les sortilèges nécessaires. " Puis il regarda Harry avec une expression pensive . "Et pourtant vous dites que vous avez ressenti la même chose que moi. Je suppose que cela veut dire que vos ‘barrières’ n’ont pas tenu très longtemps après votre arrivée ici. "

"Non, " admit tristement Harry. "En fait je crois qu’il se peut que mon désespoir ait été la seule chose les maintenant à la fin. Mais elles ont duré suffisamment longtemps. "

"Mmm, " dit Severus de manière ambigue .

"Vous n’êtes pas d’accord ? " demanda Harry avec surprise.

"Ne soyez pas ridicule" lui dit Severus. " Nous sommes tous les deux encore en vie et capables de former des phrases cohérentes. Je ne vais certainement pas critiquer vos compétences—ou vos méthodes—pour cela. "

" Alors quoi… ? "

" Je me demandais simplement si de telles barrières internes pourraient bloquer les effets des convocations de Voldemort---et si oui, si vous pourriez m’apprendre comment les créer. "

Harry cligna des yeux. Le Severus du Miroir avait aussi fait cette requête, alors Harry savait déjà que de telles barrières ne pouvaient pas totalement protèger le Mangemort-devenu-espion de la fureur de Voldemort. " Je pourrais vous l’apprendre" admit Harry lentement, " Mais cela ne…je veux dire elles ne peuvent pas…" Il s’arrêta et soupira. "D’après ce que je comprends, quand Voldemort vous convoque à travers la Marque Sombre il y a une augmentation progressive du niveau de douleur jusqu’à ce que –si vous l’ignorez suffisamment longtemps—vous soyez en effet soumis à une version modifiée et plus faible d’Endoloris. "

" Essentiellement oui, " acquiesça Severus. " Avec le temps la douleur devient de plus en plus forte jusqu’à ce que vous ne puissiez littéralement plus rien faire d’autre que d’essayer de répondre à la convocation. Ce n’est pas aussi débilitant que Endoloris – et le risque de folie est minimal—mais à la différence du sortilège standard, on ne peut pas l’arrêter d’un simple mouvement de baguette. "

" C’est ce que je pensais, " confirma Harry. " Les barrières que je peux vous apprendre à construire ne tiendront pas contre ce niveau de douleur. "

Severus fronça les sourcils. " Mais elles ont résisté à bien plus pour vous hier soir. "

"Oui" reconnut Harry, " Mais mon lien à Voldemort n’est pas le même que le vôtre. Ma cicatrice n’a pas été brûlée en moi avec l’intention de former un lien délibéré. Elle n’a pas non plus été crée avec le but de faire passer de la douleur. Ce qui nous est arrivé hier soir était un effet secondaire involontaire de quelque chose que Voldemort faisait, et en tant que tel, cela nous a affecté tous les deux de la même manière. Mais ce qui arrive quand vous êtes convoqué est délibéré, et ne m’affecte pas du tout. " Ce qui n’était pas tout à fait vrai puisque Harry pouvait toujours dire quand Sev était appelé, mais ce n’était pas quelque chose qu’il voulait que Severus sâche encore tout de suite. "Ce n’est pas la même chose, " répéta Harry " et les barrières que j’utilise ne sont pas aussi efficaces contre quelque chose comme la Marque Sombre. Elles ne tiendront pas si vous essayez de résister trop longtemps à une convocation. "

Severus considéra cela un instant. " Mais elles fourniront une protection quelque temps. Exact ? "

" Oui,-- jusqu’à ce que l’intensité les dépasse. "

"Alors je voudrais quand même apprendre, si vous voulez bien me l’enseigner. Je n’aime pas la douleur au point d’apprécier être convoqué avec un bras qui donne l’impression que quelqu’un l’a brulé au fer rouge. "

Ce que Severus ne disait pas était qu’il viendrait inévitablement un temps où répondre aux convocations de Voldemort signifirait sa mort. Une fois que cela se produirait, il devrait ignorer toute douleur venant de la Marque Sombre, du mieux qu’il le pourrait. Tandis que des barrières internes magiques pouvaient ne pas tenir contre le pire de cette douleur, il était aussi vrai que le Seigneur des Ténèbres ne pouvait pas maintenir la douleur à ce niveau là indéfiniment. Et pour le reste du temps—avec les barrières en place—Severus n’aurait pas à s’en inquiéter. Ce qui inquiétait Harry, cependant, était la possibilité que le Mangemort-devenu-espion puisse sans le savoir répondre à une convocation après que le Seigneur des Ténèbres ait appris sa désertion. Vu comme la réalité divergeait à présent de ses souvenirs du Miroir, Harry ne pouvait pas être certain de reconnaître cette convocation particulière quand elle viendrait.

Mais entre temps, il pouvait certainement s’y préparer en apprenant à Severus les choses qu’il aurait besoin de savoir quand il deviendrait trop dangereux de répondre aux appels de la Marque Sombre. Et bien sûr, quand on faisait affaire avec de maitres de potions irracibles, il était toujours mieux de s’assurer que Severus ne se sentirait pas endetté envers lui pour cela…

" Ecoutez" suggéra Harry" Je vous apprendrai les sortilèges et les techniques pour créer des barrières autour de votre Marque si vous m’aidez pour un cours combiné de Potion et Défense. "

Severus avait l’air satisfait de l’offre du Mage de Guerre, mais aussi un peu surpris. "Vous vouliez en fait vraiment faire un cours combiné ? Je pensais…"

Il ne termina pas cette phrase, mais Harry pouvait pratiquement en entendre la fin. " Vous pensiez que j’avais inventé cela comme excuse pour passer du temps avec vous " termina-t-il, " et essayer de vous amener au lit. " La bouche de Severus se tordit d’amusement tandis que Harry réalisait ce qu’il venait de dire. En ce moment, il étaient au lit ensemble – et cela n’avait rien à voir avec quelque plan ou complot que ce soit de la part de Harry.

L’appréciation de Sev de l’ironie relevant de leur situation assez…intime… n’était pas tout à fait assez pour faire rougir Harry, mais l’air d’attente sur le visage de Severus lui faisait certainement souhaiter pouvoir arrêter juste là la conversation. Il était évident que le Maitre de Potions attendait encore quelque sorte de démenti ou de motif ultérieur. Le problème était que… Harry ne pouvait pas honnêtement lui en donner un .

" Euh…ah…" Harry se trouva quelque peu confus. Après tout, il aviat eu l’intention d’utiliser la classe combinée comme une opportunité pour poursuiver la séduction de l’autre homme—mais cela ne voulait pas dire que c’était la seule raison pour laquelle il l’avait suggéré. Il croyait vraiment que ce cours serait une expérience d’apprentissage valable. Mais comment pouvait-il expliquer cela sans lui donner l’air d’une excuse ? "

Juste alors, le regard d’attente de Severus se transforma en un petit rire, et l’embarras de Harry se dissout à entendre ce son rare et bienveny. // Je suis un idiot, // se gronda Harry. //Jamais Sev ne croirait que je n’avais pas l’intention d’utiliser le cours comme opportunité pour m’approcher de lui. Il ne réalisait seulement pas que je voulais aussi cela purement pour ses propres mérites.//

Ayez confiance en Severus pour le laisser se débattre dans son propre embarras.

// Maudit Serpentard sadique ,// pensa Harry affectueusement. Mais alors, Harry ne se souciait vraiment pas de combien il se rendait idiot si cela faisait rire Severus.

Son compagnon de lit se calma bientôt et ils restèrent étendus là quelques instants à se regarder silencieusement l’un l’autre.

" Puis-je vous demander quelque chose de… personnel ? " demanda Severus avec hésitation.

" Si vous voulez" répondit Harry en penchant la tête, curieux. Severus gardait sa propre vie privée férocement – et généralement il évitait tout intérêt dans la vie privée des autres aussi. Avec un peu d’espoir, la curiosité de Sev était un signe qu’il était intéressé par Ash autrement qu’en tant que simple collegue professionnel.

"Pourquoi cachez-vous votre cicatrice avec du maquillage moldu ?"

 

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