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Chapitre 18 : Conséquences

 

 

Le miroir de peut-être
-- Conséquences (partie 1)

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Ce ne fut qu’après plusieurs minutes que Harry convainquit finalement Severus qu’il avait vraiment dit ‘Mage d’Ame’ et que, oui il était très sérieux à ce propos et que, non les probabilités qu’il se trompe étaient microscopiques.

"Nous devons le dire à Albus," fut la première réaction de Severus, tandis qu’il commençait précipitamment à se glisser hors du lit.

"Pas tout de suite," argumenta Harry, le tirant en arrière.

"Mais"

"Ecoutez, ce n'est pas aussi terrible que cela en a l’air – eh bien, du moins pas encore."

"Le seigneur des ténèbres vient de devenir Mage d’Ame et ce n'est pas aussi terrible que cela en a l’air ?!" demanda Severus d'un air incrédule.

"C'est exact," dit fermement Harry. "Il a seulement exécuté la première étape. Maintenant il a la capacité de faire de la magie d’âme -- mais il n'en a jamais vraiment fait! Et comme pour un sort ou une capacité qui n’ont jamais été utilisés, il n’y sera pas très bon jusqu'à ce qu'il ait eu l'opportunité de s'exercer et... euh ... d'expérimenter." Severus frissonna, mais Harry continua avec ténacité. "Il vient aussi de dépenser beaucoup d'énergie, et sa magie a été poussée à sa limite en essayant de contrôler de la vague de puissance. Il ne sera pas faible -- mais il sera épuisé et courbaturé. Si nous avons de la chance, cela pourrait même être pénible pour lui de jeter des sortilèges pendant un jour ou deux – ce qui veut dire qu’il pourrait y avoir un délai considérable avant qu'il ne commence même à essayer de comprendre comment utiliser cette nouvelle capacité."

"Et si ce n'est pas suffisant pour vous," ajouta Harry, "alors considérez ceci – faire de la magie d'âme prend beaucoup de capacité magique normale. Elle s'épuisera de manière significative chaque fois qu’il l'utilisera. Ce qui le laissera vulnérable à chaque fois, et il détestera cela." Harry s'arrêta pour voir comment Severus prenait ses explications. Le maître de potions avait l'air quelque peu plus calme, mais pas très rassuré.

"Si nous savions où est Voldemort" termina Harry, "ce serait le moment idéal pour attaquer. Mais nous ne le savons pas -- ou du moins je ne le sais pas" et il lança un regard interrogateur vers Severus. Le maître de potions secoua légèrement la tête pour indiquer qu’il ne savait pas non plus et qu'il savait qu'Albus serait tout aussi ignorant. "Alors il n'y a absolument rien que nous puissions faire tout de suite, n’est-ce pas? Alors pourquoi déranger Albus au milieu de la nuit? Il reste seulement quelques heures de plus avant le petit déjeuner. Laissons le dormir -- nous pouvons le lui dire dans la matinée."

Severus avait encore l'air dubitatif, mais permit à contrecoeur d’être cajolé pour se rasseoir sur le lit. Harry choisit d'afficher sa propre absence d'anxiété en s'étirant sur son côté du matelas, grimaçant un peu comme plusieurs muscles protestaient de leur emploi abusif antérieur.

Severus -- qui avait regardé l'affichage de peau nue avec des yeux appréciatifs-- remarqua et la grimace, et le déplacement vers une position un peu plus confortable. Harry vit une expression quelque peu troublée apparaitre sur le visage de l'autre homme. "Quelque chose ne va pas"? demanda-t-il, avec curiosité.

Severus sembla considérer cela pendant un moment -- comme s'il n’était pas tout à fait sûr. Quand il répondit finalement, sa voix avait une note prudente.

"Il semble que nous soyons tous les deux un peu usés," commenta-t-il", même si je me rappelle vaguement de quelque chose au sujet d'une potion curative -- une des miennes je crois."

"Oui," acquiesça Harry. "Je savais que nous en aurions besoin. Même si j'ai pu faire quelques... dégâts... à votre placard de réserve en les prenant. Désolé pour cela…"

Severus le regardait avec une expression indéchiffrable. "Vous saviez que nous en aurions besoin," répéta-t-il prudemment. Harry hocha la tête, n’étant pas tout à fait sûr d’où ceci menait.

"Alors vous ayez... déjà fait cela avant?" demanda Severus. "La nuit dernière était une sorte de... truc de Mage de Guerre?"

Harry le regarda d'un air interdit. "Quoi…ouvrir par effraction des placards de potions?"

Severus le regarda fixement comme s'il était un faible d'esprit complet.

"Coucher avec des professeurs de potions?" hasarda Harry.

Il y eut un bruit écoeuré de la part de l'homme à côté de lui. "Non, idiot" lui dit dédaigneusement Severus "Je voulais dire la ... la combinaison de plaisir et de douleur. Pendant le rapport sexuel."

La lumière se fit. Severus avait peur que Ash -- étant un Mage de Guerre -- puisse aimer un peu de douleur pendant les rapports sexuels. Harry pouvait sentir son visage rougir. //Diable, // pensa-t-il désespérément //Je n'ai plus rougi autant en une nuit puis l’époque où j’avais vraiment seize ans.// Comment diable allait-il expliquer ceci?

"Il est vrai," commença-t-il prudemment, "qu’on apprend aux Mages de Guerre comment équilibrer plaisir et douleur afin de ne pas être submergé par l’un ou l’autre. Mais cela n'est pas... je veux dire... on peut appliquer cette compétence au sexe, mais ce n’est pas pourquoi -- ni comment -- nous l'apprenons. Nous étudions nos corps pour savoir de quoi ils sont capables et comment nous réagirons dans certaines situations. Le plaisir et la douleur sont simplement les stimuli les plus basiques auxquel quelqu’un peut être soumis – et quand ils sont utilisés contre nous, nous pouvons être brisés, soignés, controllés, libérés, ou simplement on peut nous faire agir de manières qui sont complètement étrangères à notre comportement normal. En comprenant le plaisir et la douleur et comment nous sommes affectés par eux, un Mage de Guerre peut gagner un certain contrôle sur ces effets -- comme nous l’avons fait cette nuit."

"Ah," Severus hocha la tête, ayant l'air quelque peu soulagé. "Je crois que je comprends."

A ce point, Harry décida qu'il pourrait être amusant de taquiner Sev, juste un peu. "Mais bien sûr" continua-t-il innocemment, "pratiquement tous les Mages que je connais ont euh,… expérimenté avec ces leçons particulières. Et bien sûr le sexe est un moyen si intéressant de tester toutes les applications pratiques." Puis Harry ajouta joyeusement : "Quelques membres du cercle en viennent même à préférer un peu plus de ... variété... dans leurs relations physiques."

Severus cligna des yeux. "Vraiment," dit-il avec une expression prudemment neutre.

Harry rit, puis ajouta rapidement: "Mais je vous promets que je ne suis pas l’un d'eux. Je n'apprécie pas la douleur sous quelque forme que ce soit -- et ce qui s'est produit la nuit dernière n'était pas ce que je voulais ou ce que j’aurais choisi."

Severus lui lança regard écoeuré qui en disait pas mal sur son opinion quant au sens de l’humour de Ash. Ensuite Sev inclina pensivement la tête. "Mais vous me vouliez," révassa-t-il silencieusement.

 

"Oui." Il ne semblait pas y avoir beaucoup plus que Harry puisse répondre à cela.

 

"Pourquoi?" demanda carrément Severus . "Est-ce parce qu’il se trouve que nous travaillons commodément ensemble? Ou parce que nous préférons tous le deux les hommes et que vous ne voulez pas prendre la peine de chercher quelqu'un d'autre qui partage notre préférence de partenaires?"

Harry renifla d'amusement. "Eh bien tout d’abord, je suis tout à fait capable de transplaner n'importe où si je le veux. Si vous déménagiez à Tombouctou, vous me trouveriez encore alentour après que j'aie fini mes cours pour la journée. Et deuxièmement je ne préfère pas les hommes."

Severus lui lança un regard surpris. "Vous êtes bisexuel?"

"Professeur," dit Harry avec une lourde note de sarcasme. "Je suis un mage. Ce qui signifie que j'ai la capacité de voir les choses d'un point de vue complètement non-humain. Cela ne devrait être aucune surprise pour vous que chaque être intelligent croie que sa propre race est la plus attrayante quand il s’agit de sexe. Tout à fait franchement je me réveille quelquefois reconnaissant du fait que je préfère encore ma propre espèce!"

Severus eut l'air un peu choqué. "Vous n'avez pas... c'est-à-dire... avec des nains... ou quelque chose?"

Harry put à peine s’empêcher de tomber en arrière en riant hystériquement. "Non, ... pas avec des nains en tout cas. Mais j'espère que vous n'allez pas retenir des elfes contre moi -- des deux sexes."

 

Severus avait maintenant l’air de quelqu'un qui ne savait pas si on le taquinait ou non. Mais du moins, les elfes étaient tous remarquablement attrayant du point de vue humain. Les elfes, il pouvait comprendre. Des nains ou -- Merlin l’interdise -- des lutins, aurait été bien trop d’informations.

Mais Harry -- qui riait encore secrètement de la confusion de Sev – avait un petit bout de divertissement de plus à ajouter. "Vous savez" ajouta-t-il nonchalamment "vous êtes en fait la seconde personne à Poudlard à m'interroger sur mes préférences sexuelles. Draco voulait savoir si je trouvais les vers de terre beaux."

Vers de terre? Et Severus se rendit soudain compte de combien la conversation était devenue absurde. "Il n’a pas osé !" rit le maitre de potions. "Le petit couillon impertinent! J'espère que vous lui avez donné une semaine de retenue!"

"Je devrais probablement l’avoir fait," acquiesça Harry "mais d'une manière ou d'une autre il l’a évitée en se faufilant comme un ver."

Severus grimaça au calembour épouvantable.

"Désolé." Harry sourit bêtement.

"Pas autant que vous devriez l’être," répondit Severus, l'air peiné.

Le sourire bête de Harry devint seulement plus large, et Severus le regardait – lui et le sourire – avec une expression un peu irritée. Mais l'irritation s’estompa bientôt quand Severus se rendit compte qu'il avait très efficacement été détourné de sa question.

"Ash" dit fermement Severus – décidé à finalement avoir une réponse. "J’aimerais vraiment le savoir: Pourquoi moi? S'il ce n’est pas dû à la commodité ou la préférence sexuelle alors pourquoi me poursuivez-vous? Si c’est des informations que vous cherchez, vous feriez bien mieux de parler à Albus."

"Professeur ..." soupira Harry. Comment pouvait-il expliquer ceci à Severus pour qu’il le croie ? Peut-être était-il temps de faire appel à son côté plus Serpentard -- temps d'expliquer quelques uns des aspects plus sombres de l'homme nommé Mage de Guerre Ash.

"Vous savez que je suis un Mage de Guerre" commença Harry.

 

"Non -- vraiment"? vint l'interruption sarcastique. "Je n'aurais jamais deviné."

"La ferme," répondit automatiquement Harry. "Vous avez demandé. Je réponds. N'interrompez pas."

Severus avait l'air déchiré entre l'amusement et l'indignation. Mais il resta silencieux.

"Comme je disais" continua Harry "vous savez que je suis Mage de Guerre mais vous ne vous êtes pas vraiment arrêté pour considérer toutes les implications de ce titre. Le plus évident est que je réagis soudainement et violemment à la surprise. Mais pensez-y simplement une seconde, et alors dites-moi quel genre de personne – sorcier ou sorcière -- veut être avec quelqu'un qui pourrait leur jeter un mauvais sort simplement pour se refaufiler au lit après un rapide voyage à la salle de bain?"

Severus fronça les sourcils. "Mais ils connaîtraient cette réaction. Pourquoi se faufileraient-ils comme vous le dites d'une manière si originale?"

"Parce que,"expliqua Harry "c'est la chose polie à faire -- essayer de ne pas réveiller votre amant. Et ils seraient à demi endormis eux-mêmes et ne s’attendraient pas à une attaque de la part de la personne au lit avec eux."

Severus fronçait toujours les sourcils. "S'ils savaient que cette personne était vous, alors ils devraient être idiots pour ne pas s’y attendre."

Harry rit. "Selon vous la moitié du monde est constituée d’idiots." Severus reconnut cela avec un petit reniflement de dérision. "Et comme si cela n'était pas suffisant," ajouta Harry "pensez simplement à ce qui s'est produit ici ce soir. Même si vous étiez à moitié fou de douleur, vous saviez quand même exactement ce que j'essayais d'accomplir quand j’ai joint nos esprits -- vous compreniez ce que j'offrais et comment l'utiliser pour survivre. Vous ne croyez pas sérieusement que quelque jolie jeune sorcière que j'aurais ramassée à Pré-au-Lard aurait fait face à cela, non?"

"Probablement pas,"acquiesça Severus . "Mais d'une manière ou d'une autre je ne crois pas qu'il soit probable que les événements de ce soir se répètent."

"Mais ils se sont tout de même produits,"argumenta Harry "et même si cet exemple particulier ne refait jamais surface qui peut dire que quelque autre horreur ne le fera pas? Je suis un Mage de Guerre Professeur. Ce qui signifie que j’ai vu des choses -- ai fait des choses -- qui enverraient la plupart des sorciers hurler dans la nuit."

"Mais pas moi," répondit lentement Severus. Ses yeux posés sur Harry étaient ombragés et indéchiffrables.

"Non," acquiesça doucement Harry. "Pas vous. Jamais vous. Vous avez marché dans les ombres tout comme moi -- et même si ce n'étaient pas les mêmes ombres, cela n'importe pas. Elles nous ont enseigné à tous deux les mêmes leçons."

"Comme?"

Harry lui lança un regard considérateur, puis demanda: "Avez-vous peur du sortilège de mort ?"

"Bien sûr," répondit Severus. "Quel fou n’en a pas peur?"

Harry ignora la question de Sev en faveur de la sienne. "Pourquoi"? demanda-t-il de manière déterminée. "Pourquoi le craignez-vous?"

"Je ...c’est trop – trop de puissance. Elle... corrompt -- vous emporte. La possibilité de dire qui vit et qui meurt -- la peur sur leurs visages -- cela crée une dépendance. Et cela... vous déforme."

 

"Oui," acquiesça tranquillement Harry. "Je sais."

Severus eut l'air surpris un instant. Puis un regard de compréhension traversa son visage quand il murmura "La plupart des gens aurait dit qu'ils avaient peur parce qu'ils ne veulent pas mourir." Alors avec certitude, il ajouta: "Mais vous m'auriez donné la même réponse que celle que je viens de vous donner."

Harry lui fit un petit demi-sourire triste. "Et cela" déclara Harry "est pourquoi je vous veux. Vous comprenez. Il y a l'Obscurité -- et puis il y a le Mal. Et bien que la plupart des gens ne le réalisent pas, ce n’est pas la même chose. Mais vous savez déjà cela – alors vous ne me détesterez pas soudain ni ne fuirez de terreur, quand je finirai par faire quelque chose qui prouve que je suis tout aussi Obscur que Lumineux."

Severus était silencieux, et Harry remarqua que ses yeux s’égaraient vers le lion aux cicatrices de batailles imprimé sur sa poitrine. En dehors de la maudite cicatrice de Harry, Severus n’avait pas encore fait de commentaire sur les blessures depuis longtemps guéries qui s’entrecroisaient sur la peau de Harry -- ou sur les tatouages incrustés dessous.

Seule les magies noires et malveillantes causaient des cicatrices permanentes sur un sorcier -- et même alors, seulement si les guérisseurs ne pouvaient pas soigner la blessure à temps, ou ne pouvaient pas neutraliser la magie étrangère avant que la cicatrice se stabilise.

Severus aussi portait des cicatrices sur son corps. Elles étaient beaucoup moins nombreuses que celles de Harry mais elles étaient tout de même là – des chairs plissées troublant sa peau autrement lisse. Le Mage de Guerre savait qu'elles n'étaient pas quelque chose de quoi l'autre homme était fier, et ce fut alors qu'il se rendit compte de pourquoi Severus n’avait posé de questions sur aucune des autres cicatrices de Harry. L'ancien mangemort ne voulait à l’évidence pas qu'Ash pose des questions sur ses propres blessures ou l' une des manières épouvantables avec lesquelles il les avait acquises.

//Je ne demanderai pas, // se promit silentieusement Harry. //Mais il fut un temps où tu m'as assez fait confiance pour vouloir me le dire -- et un jour tu le referas.//

Cependant ce n'étaient pas les cicatrices de Harry qui fascinaient actuellement tant le maître de potions.

"Un Gryffondor Obscur ..." murmura Severus tout en regardant fixement le tatouage sur la poitrine de Harry. Pour une raison ou pour une autre, il semblait... surpris.

Amusé, Harry étendit silencieusement la main et prit celle de Severus. Le maître de potions était encore assis droit sur le lit, et il se décala inconsciemment plus près quand Harry tira doucement la main capturée vers sa poitrine. Harry la déposa la paume vers le bas et les doigts écartés sur l'image très vivante du célèbre lion de Gryffondor.

Les yeux de Severus s’élargirent avec le choc.

Harry pouvait sentir l'image sur sa poitrine se déplacer subtilement sous sa peau, et savait que son maître de potions chéri sentait actuellement la sensation fantomatique du poil chaud entre ses doigts.

Le doux grondement d’un grand chat résonna silencieusement dans l'air. Il était impossible de dire si le bruit était véritable. Comme la mémoire d'un rêve -- c'était là, mais pas non plus.

"De l’Encre de Vie... " souffla Severus, effroi et appréciation étaient visibles sur son visage.

Eh bien, bien sûr. Cet homme était un Maître de Potions -- et il y avait peu de gens, même parmi les Maîtres, ayant la compétence de créer avec succès de l'Encre de Vie. Il était très possible que ce soit la toute première fois que Severus voyait cette substance vraiment utilisée. Regardant les ombres jouer sur le visage de l'autre homme, Harry se demanda paresseusement si Severus avait déjà fabriqué de l’Encre de Vie lui-même. Mais cela semblait peu probable, étant donné que le liquide précieux était si cher à fabriquer et avait un marché si limité.

Severus retira sa main et Harry le lui permit.

Le maître de potions le regardait avec une expression curieuse. "Je sais comment fonctionne l'Encre de Vie," commença-t-il. "L'image est en partie générée par vous -- par vos pensées et vos souvenirs. Je n'ai aucun penchant particulier pour les Gryffondors, mais même moi, je peux voir que c'est... un travail magnifique. Comment pouvez-vous être Obscur -- être autre chose que complètement lumineux -- quand vous avez * cela* sur vous?"

Avec un sursaut, Harry se rendit compte que Severus ne savait pas pour son autre tatouage. Ceci l'embrouilla jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'aucun d'entre eux n'avait été en quelque condition que ce soit de remarquer de telles choses plus tôt. Et après leur réveil, Harry avait toujours fait face à l'autre homme --, à l'exception de quand il était allé prendre la potion calmante. Mais Severus riait trop intensément pour faire attention à lui alors. Y-avait-il eu un moment après cela où Severus avait touché son dos? Un bref instant où l'autre homme ait pu sentir la glissade fraiche des écailles lisses sous ses doigts?

Non.

//A l’instant // rêvassa Harry, //il doit croire que je suis le Gryffondor le plus stereotypique depuis que Godric lui-même marchait dans ces couloirs.//

Eh bien. Il était certainement temps de détromper Severus à ce sujet.

"Professeur," commença Harry avec un ronronnement dangereux bas, "ne commettez pas l'erreur de supposer que tous les Gryffondors sont arrogants, intègres et courageux au point d’être stupides."

"Alors vous * êtes* un Gryffondor?" demanda Severus avec soupçon. "Vous êtes allé à Poudlard en tant qu’élève?" Harry pouvait pratiquement entendre le Maitre de Potions se demander s'il pouvait se fier à quelqu'un dont la maison était si notoire pour son adhésion inflexible aux notions de 'bien' et de 'mal.'

 

"Eté à Poudlard? Oh oui," confirma Harry, utilisant encore ce ton bas et sensuel. "Mais pas sous le nom 'Ash' bien sûr. Je n'ai gagné ce nom que plus tard…" Harry s’assit brusquement, ignorant la protestation des muscles douloureux. En même temps, Severus se tira en arrière, se défiant instinctivement de la lueur prédatrice qui était apparue dans le regard du Mage de Guerre. Harry inclina la tête pensivement en regardant Severus essayer de venir à bout de fait que 'Ash' affichait actuellement des motifs de comportement très dangereux et résolument non-Gryffondor.

Harry lui sourit. "Mais même si vous essayiez de trouver mon nom sur les listes," ajouta-t-il "il n'y a aucune garantie que vous le trouviez à Gryffondor . . ." gracieusement, Harry arqua son dos, exposant sa gorge et attirant le regard de Severus. "Regardez ..." commanda-t-il et puis il se tourna soudainement.

Les épaules fléchirent. Des muscles se déplacèrent sous la lueur des bougies. Un doux sifflement taquina les limites d'audition.

Derrière lui, Severus hoqueta.

Harry pouvait presque sentir la main de Severus se déplacer vers sa colonne vertébrale -- attirée par le désir de vraiment toucher la beauté mortelle qui était l'emblème de sa Maison -- de leur Maison.

"Stop," commanda Harry -- et la main de Severus se figea, à seulement quelques centimètres de sa peau.

"Ceci n'est pas comme le lion," expliqua doucement Harry. "Vous avez plus qu'assez de courage pour être digne de lui, mais il n'est pas dans votre nature de faire partie de lui. Vous n'êtes pas Gryffondor, et vous ne le serez jamais. Et même si vous le pouviez -- vous ne le voudriez pas à. Mais le serpent ... vous êtes aussi Serpentard que moi, et à cause de cela votre contact sur mon autre tatouage serait très différent -- beaucoup plus ... personnel." Harry s'arrêta. Aucun mot ne pourrait jamais vraiment expliquer ce qu'il essayait de dire. Il serait plus utile de simplement avertir Severus puis de le laisser choisir.

"Il y a un risque," chuchota Harry, "associé au fait de le toucher. Mais si vous le voulez tout de même -- alors vous devrez faire exactement ce que je dis."

Il y eut un instant de silence . Puis: "Dites-moi."

Harry se mit à l’aise, s'installant plus près du bord du lit pour pouvoir balancer deux jambes par-dessus le bord et s'asseoir droit plus facilement. "Vous devez être plus proche," dit-il Severus. "J'ai besoin que vous laissiez une main sur mon épaule sans être mal à l’aise ou vous fatiguer. Si nous allons faire cela, alors vous ne pouvez pas vous éloigner. Vous ne devez pas enlever votre main de mon épaule jusqu'à ce que je vous dise que vous le pouvez -- peu importe ce qui arrive. Si vous la retirez trop tôt, je ne suis pas sûr de ce qui se produira : pour nous deux."

"Je comprends," répondit Severus en se rapprochant. La curiosité de l'autre homme était presque une sensation physique, et Harry imagina qu'il pouvait la sentir rayonner de Severus comme la chaleur du corps de l'autre homme proche derrière lui. En comparaison, le reste de la pièce semblait soudain froid.

Harry ferma les yeux. Il voulait sentir chaque moment de ceci. "Bien," dit-il doucement. "Mettez une main sur mon épaule et pour l'Amour de Merlin – gardez l’y !"

La main de Severus brossa sa peau nue, et puis s’installa avec précaution sur son épaule gauche.

Harry se concentra sur Serpentard et tout ce qu'être Serpentard voulait dire pour lui.

Sur son dos -- sous sa peau -- le serpent devint vivant.

 

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Quand Severus avait tout d’abord entrevu le serpent se tordre le long de la colonne vertébrale de Ash, sa réaction immédiate en avait été une de pure incrédulité.

//Comment est-ce possible!?// vint la pensée surprise. Oh, il comprenait assez bien que la plupart des gens avaient un peu des quatre maisons en eux. Quelques uns de ses Serpentards par exemple, pouvaient être presque aussi studieux que des Serdaigles. Mais il y avait habituellement une caractéristique dominante qui avait plus d'influence sur le comportement d'une personne qu'une autre, et c'était ce qui déterminait à quelle maison ils appartenaient.

De temps en temps un enfant était équilibré de manière égale entre deux ou plusieurs maisons. Mais même alors, il était pratiquement garanti qu’après sept ans à vivre avec les attitudes et les convictions de leur camarades de Maison les caractéristiques de la maison où ils avaient atterri seraient renforcées jusqu'à ce que le sorcier ou la sorcière appartiennent vraiment à cette maison plutôt que toute autre.

Alors comment se pouvait-il que le Mage de Guerre Ash -- dont l'esprit pouvait produire une image si puissante du lion de Gryffondor-- porte aussi une image également puissante et stupéfiante du serpent émeraude de Serpentard?

Cela ne devrait pas être possible.

Particulièrement avec ces deux maisons là.

"Stop."

Et Severus obéit automatiquement, entendant l'avertissement sous-jacent dans la voix de Ash. Il ne s'était même pas rendu compte que sa main bougeait. Mais avec le recul, il n'était pas surpris. Il avait été étonné par la sensation du lion sous ses doigts et aussi par le fait que --si le ronronnement bizarrement silencieux était une indication -- la bête semblait vraiment l'approuver! Mais le serpent …

C'était... contraignant…

 

Il était attiré vers lui – s’identifiant à lui comme il ne le ferait jamais avec le lion. Peu étonnant que sa main se soit déplacée de sa propre volonté.

Et maintenant Ash lui racontait ce à quoi cela pourrait vraiment ressembler de toucher ces écailles brillantes sous ses bouts de doigts.

Différent du lion? Bien sûr. Comment cela pourrait-il ne pas l’être? Beaucoup plus personnel? Oh, oui -- toujours.

Mais il y avait apparemment quelque sorte de danger d’impliqué. Un 'risque' disait Ash. //Naturellement, //pensa-t-il. //Nous parlons de Serpentard après tout.// Il considéra l'avertissement avec attention. Mais Ash semblait de bonne volonté -- aussi longtemps que Severus suivait ses instructions. Il pouvait faire cela. Et il voulait vraiment toucher…

"Dites-moi."

Et Ash le fit.

Prudemment, Severus se rapprocha, pliant sa jambe droite derrière le dos de Ash et drapant l'autre en à côté de la cuisse de Ash. Si près…

Suivant les instructions de Ash, il posa doucement sa main gauche sur l'épaule de l'autre homme.

Et le serpent bougea.

Le souffle de Severus resta coincé dans sa gorge comme il regardait le serpent se dérouler de la colonne vertébrale de Ash et tordre sa tête vers la main sur l'épaule de son maître.

Incroyable.

Tous les tatouages sorciers bougeaient -- mais pas comme ceci. Leur mouvement sous la peau était censé être subtil -- une petite chose qui attrapait l'œil, donnant plus de vie à l’image qu'elle n’en aurait eu autrement. Mais la gamme de mouvement variait selon la puissance de la magie du propriétaire-- et la profondeur de l'émotion et de la signification imprégnés dans l'Encre de Vie.

Severus regarda -- hypnotisé -- le corps plein d’écailles couler comme de l'eau sur les muscles et les os – rentrant et sortant de l'obscurité là où le corps de Severus faisait une ombre contre la peau dorée de Ash. La tête du serpent disparut sous le bord de sa main. Severus frissona légèrement quand la sensation des écailles sèches frotta contre sa paume. Un sifflement calmant résonna dans son esprit.

Et alors…

Hoquet.

Sa main se raccrocha à l'épaule de Ash par réflexe, et Severus regarda fixement avec un émerveillement horrifié la pointe de la tête du serpent serpenter en vue -- sur le dos de sa main!

Non -- pas sur sa main ... sous sa peau!

"Merlin" fut son hoquet étranglé.

Et ensuite la magie le frappa.

L'émotion -- la puissance -- tout ce que Ash avait mis dans la création de son tatouage de Serpentard se déversa en Severus. Il pouvait le sentir, l'entendre, le voir -- et même le goûter . Il en faisait partie. Serpentard en lui -- sous sa peau. Pas étonnant que Ash l'ait averti. Peu étonnant que Ash n’ait pas pu expliquer ce contre quoi il le mettait en garde.

Sans pensée consciente, les yeux de Severus suivirent le serpent serpenter plus avant vers le haut son avant-bras. Il laissa les sensations -- à la fois physiques et magiques – le submerger. C'était... il n'y avait pas de mots. L'obscurité était partout. Elle vivait et respirait en lui -- et dans l'homme devant lui. Mais c’était une obscurité propre -- une chose naturelle – de la manière que Severus avait toujours su qu'elle devrait être -- avant que Voldemort ne soit venu tout distordre.

Etreignant toujours l'épaule de Ash, Severus ferma les yeux et se pencha vers l’avant jusqu'à ce que son front vienne se poser sur les épaules de Ash. Il était Serpentard. Ils étaient Serpentard. Severus embrassa la peau sous ses lèvres, puis tourna la tête et posa sa joue contre le corps chaud de son amant. Il ouvrit les yeux. Le regard sans clignement de paupières du serpent scintillait vers lui en tournant, se déplaçant vers le bas et alentour -- évitant assidûment la Marque sombre avant de pouvoir commencer son voyage de retour sur le dessous de son avant-bras.

Un peu moins de la moitié de la longueur du serpent embellissait maintenant la peau de Severus, et le maître de potions réalisa que lorsque la première moitié serait revenue par le bas, la queue du serpent arriverait à peine au bord de sa main. A aucun moment le tatouage ne serait entièrement sur lui -- et il comprit soudain ce que Ash voulait dire au sujet de ne pas savoir ce qui se produirait s'il retirait la main de manière inattendue. Qui savait ce que les conséquences pouvaient être si une connexion magique aussi forte et aussi ... intime était brusquement détruite en étant littéralement déchirée en deux.

La main de Ash vint tirer son bras droit vers l’avant. Severus céda et se drapa au travers du dos de Ash, permettant au Mage de Guerre d’étreindre son bras droit jusqu'à ce que – de nouveau -- Severus se trouve avec la douce chaleur du poil de lion traînant sous ses doigts. //Gryffondor, // se rappela Severus. Mais le souvenir semblait vague et distant. C'était Serpentard qui dominait son esprit et ses émotions maintenant. //Je suis Serpentard. Il est Serpentard.// mais un grondement silencieux força le souvenir vers la réalité -- demandant la reconnaissance: //Il est Gryffondor aussi.// le grondement revint à son ronronnement précédent. //Mais le Gryffondor en lui est disposé à m’accepter.//

Puis la voix de Ash arriva vers lui -- une compréhension chuchotée soufflée dans la lueur des chandelles et les cachots froids au milieu de la nuit -- "Il est difficile," dit le Mage de Guerre "de trouver quelqu'un qui comprend -- quelqu'un qui partage vos convictions sous-jacentes -- même s'ils peuvent ne vous ressembler en rien en surface. Les tatouages Sorciers peuvent seulement être partagés comme ceci quand deux personnes ont la même compréhension du concept qui a formé le tatouage."

"Deux personnes n’ont jamais exactement la même compréhension de quelque chose" protesta tranquillement Severus . Sa main droite caraissait paresseusement le poil doux, et cartographiait distraitement une poitrine bien définie.

 

"C’est suffisamment proche," lui dit Ash.

Et après cela, ils restèrent tous les deux silencieux.

Le serpent continua son voyage jusqu'à ce que Severus puisse le sentir bouger à travers le dos de Ash où sa propre peau était pressée contre le Mage de Guerre. Le tatouage était une fois de plus sous la peau de son maître et plus sous la sienne, ce qui le soulageait et le décevait à la fois. Cela avait été une expérience stupéfiante mais écrasante aussi, et il n'était pas sûr de vouloir se sentir si... exposé... de nouveau avant très longtemps.

En fin de compte Ash soupira et une des mains qui avait tenu tendrement son bras droit vint vers le haut et retira la main de Severus de l'épaule du mage. Ash s’entoura du bras gauche de Severus et s’inclina en arrière dans l'étreinte du maître de potions. Severus pouvait sentir la présence sourde du lion sous ses bras et le serpent serré contre sa poitrine. Deux maisons -- un homme. Dans ses bras.

"Et si ce ne l’était pas"? demanda-t-il doucement.

 

"Hmm?"

"Pas assez proche," expliqua Severus. "Et si ce n’est -- nous ne sommes -- pas assez proches? Pas... compatibles?"

"Et si nous le sommes?" lui demanda Ash en retour. Severus resta silencieux, et le Mage de Guerre soupira de nouveau. "Je ne sais pas quoi vous dire" continua-il -- "ce que je pourrais vous dire pour vous convaincre"

"Je ne sais pas non plus."

Ash remua et s’éloigna de lui. Severus le laissa partir.

Mais il n'alla pas loin.

"Professeur," commença Ash en se tournant et montant une main vers le côté de la mâchoire de Severus, "Je peux ne pas être libre de vous donner mon nom pour l’instant, mais je peux du moins vous donner ceci: Je jure sur mon serment de Mage de Guerre que quoi qui se produise -- ou ne se produise pas entre nous, je ne vous abandonnerai pas au courroux de Voldemort. On m'a dit que j'étais un assez bon acteur quand je devais l’être, et vous savez que ma profession signifie que je comprends la valeur d'un espion si hautement placé chez l'ennemi. J'espère que mes compétences d’acteur ne seront pas requises mais même si elles le sont, Voldemort ne doutera jamais de mon attachement pour vous."

Cela semblait être une promesse hâtive pour Severus. Mais autant qu'il puisse en juger, Ash semblait être sincère. Et il était vrai qu'un Mage de Guerre saurait combien il était critique d'avoir un espion dans les rangs de Voldemort. Ash le protégerait pour cette raison seule s'il le devait.

Il ne savait pas encore si l'intérêt que Ash avait pour lui durerait plus que la semaine, mais du moins les conséquences de son déclin ne menaceraient pas de vie. Et avec cette pensée, Severus se rendit soudain compte qu'il s'était déjà décidé. // Je dois être fou, // se dit-il. Mais pour une raison ou pour une autre c'était une folie bizarrement exubérante. //Et je suppose, // rêvassa-t-il, //qu’il y a toujours l'espoir que même si nous ne sommes pas compatibles en tant amants, nous pourrons du moins devenir amis.// Il n'avait jamais considéré cette option avec l' un de ses amants précédents, mais avec Ash il pensait que cela pourrait être possible. Du peu qu’il savait, le Mage de Guerre ne semblait pas être la sorte d'homme qui se vautrait dans le blâme et les récriminations à la fin d'une liaison. En fait maintenant qu'il savait qu'Ash ne se limitait pas seulement aux hommes, Severus soupçonnait fortement que la Mage de Guerre très ... enthousiaste était probablement une des anciens amants de Ash -- et elle était à l’évidence encore une bonne amie.

Il pourrait vivre avec cela.

Et avec cette pensée, Severus prit soudain conscience d'un pouce calleux qui caressait doucement la ligne de sa mâchoire et de l'homme nu qui était encore assis si près.

Ash semblait se rendre compte qu'il avait pris une décision.

"Puis-je rester? " demanda-t-il.

 

Si désireux. Si prometteur.

"Tu peux," répondit Severus. Il sourit juste un peu et ajouta",* si * tu réussis à en faire ainsi sans besoin pour plus de potions curatives."

Ash se pencha en avant et l'embrassa très légèrement sur les lèvres. De manière incroyable, Severus sentit les vagues et distantes sensations du désir. "Plus de cela," mit-il en garde, déposant un doigt sur les lèvres de Ash "ou tu seras vraiment ma mort."

Ash voulut mordiller le doigt, mais Severus était trop rapide pour lui. "Alors tu me laisseras revenir ici? Dans tes appartements"? demanda le Mage de Guerre, recherchant encore l'assurance de la décision de Severus.

"Très certainement," gloussa Severus en s’étendant, tirant l'autre homme avec lui. "En fait," ajouta-t-il d’un air suffisant "j'avais l'intention de te faire 'venir' ici aussi souvent que possible." C'était un entendre double cru, mais il sut qu'il avait réussi quand le Mage de Guerre émit un rire qui avait des faibles nuances de gloussements.

Ash se tranquillisa tandis que Severus caressait doucement son dos -- encore fasciné par la sensation occasionnelle des écailles comme il effleurait légèrement le tatouage moins visible de Ash. //Un endroit si Serpentard pour cela, // rêvassa Severus. //Caché où personne ne peut le voir à moins qu'il ne choisisse de le montrer.//

Ash était presque endormi. Il n'avait à l’évidence pas l'habitude d'être éveillé aux heures précoces entre minuit et l'aube. Severus remarqua la manière dont l'autre homme s’arquait inconsciemment à son contact. //Si sensible... // pensa-t-il. Cela lui plaisait. Il serait amusant de découvrir plus tard exactement combien Ash réagissait.

 

Mais quelque chose à ce sujet le dérangeait aussi. Il semblait presque que Ash était... affamé de contact. Comme si l'autre homme avait passé une grande partie de sa vie avec peu ou pas de contact physique positif. Severus avait vu des réactions semblables chez des enfants qui avaient été abusés ou négligés. Un tel traitement se manifestait quelquefois comme un désir d'éviter toute sorte de contacts physiques, tandis que d’autres fois il se montrait comme un besoin désespéré de toutes formes de contact -- socialement acceptable ou non. Mais dans quelques rares cas, il prenait la forme d’un respect sans fin et d’une joie du privilège d’être autorisé à tenir une autre personne dans leurs bras.

Ash le touchait comme cela -- comme s’il se sentait honoré que Severus lui accorde une telle intimité. Le maître de potions se demanda ce qui avait pu se produire -- comment il se pouvait que quelqu'un comme Ash ait pu être maltraité enfant.

Mais alors, il y lisait probablement trop de choses. Il ne connaissait rien au sujet des Mages de Guerre et de leur entraînement. Peut-être que c’était simplement une conséquence de quelque chose qui leur était enseigné. Il avait entendu de quelques uns des autres professeurs que la Mage de Guerre semblait certainement à apprécier les contacts physiques. Et Ash lui avait déjà dit que tous les Mages de Guerre avaient expérimenté avec le sexe – ce qui impliquait naturellement le toucher. Oui, c'était probablement une explication plus raisonnable.

Ash s’enroula plus près, et Severus sentit le tatouage de Gryffondor effleurer son côté. Il y avait tant de puissance dans ces tatouages -- tant de magie et d’émotion exprimés dedans. L'homme lui-même ne serait pas moins puissant -- et clairement pas moins passionné. Cela était effrayant -- mais enivrant en même temps. Severus se demanda -- pas pour la première fois – ce que diable il faisait.

Il soupira silencieusement pour lui-même. //Personne ne pourrait jamais prétendre que ma vie est ennuyeuse, // pensa-t-il. Mais du moins il pourrait se divertir à regarder le reste de la population de Poudlard quand ils se rendraient compte que lui et Ash étaient ensemble. En fait les regards choqués et les silences soudains qu'il pouvait prévoir pourraient s'avérer être très amusants en effet. C'est-à-dire si le choc n'en tuait pas trop d'abord.

Et ensuite avec une horreur naissante, Severus se rappela.

 

Tous

//Oh, diable //pensa-t-il. //Albus va passer une bonne journée.//

 

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les membres du personnel n'allaient pas être surpris.
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