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Chapitre 15 : Problèmes et points de vue

LE MIROIR DE PEUT-ÊTRE

- Problèmes et Points de vue-

----Oo00oo----

Après un début de semaine si mémorable, Harry n'était pas trop étonné de recevoir un autre visiteur quelques jours plus tard. En fait, il avait une période de libre le jeudi après-midi et retournait juste à ses quartiers quand une voix l'appela de derrière, "Ash! Attends moi!"

Harry se tourna pour voir approcher un complet étranger.

"Hé là," sourit l'homme en tapant légèrement sur l'épaule de Harry. "Je venais justement te voir. Es-tu en chemin vers tes quartiers ?"

"J'y étais, oui," répondit Harry facilement. Le fait que l'homme était si détendu et familier avec lui disait à Harry que cet étranger apparent était probablement Sirius ou Remus caché sous le sort de déguisement. Il avait à moitié attendu l'un ou les deux d'entre eux depuis que la nouvelle de l'interview au veritaserum avait été publiée dans tous les journaux principaux du monde sorcier. Ils atteignirent les quartiers de Harry sans interruption et Harry conduisit poliment l'homme à l'intérieur.

L'étranger admira l'appartement de Harry - se tournant sur place pour observer l'éclairage, les meubles et l'assortiment étrange de livres, d'équipement et de bibelots.

"Hé!" s'exclama soudain l'homme, "Est-ce que c'est ... ? Par la barbe de Merlin, mais oui!" Son intérêt avait été attrapé par une vieille tapisserie accrochée au mur du fond. Un coin en manquait - brûlé dans un feu de quelque sorte - et certains des bords restants étaient un peu roussis. Mais Harry trouvait le modèle géométrique et les chaudes couleurs terreuses calmants, alors il l'avait sauvé de la réserve poussiéreuse où il l'avait trouvé et l'avait accroché à son mur.

"Tu sais," commenta l'homme en passant une main douce sur les fils usés, "j'avais tout oublié de cette vieille chose. Je pensais qu'ils devaient l'avoir jeté." Se tournant vers Harry il rit tout bas, "Sais-tu comment il a été brûlé ?" Amusé, Harry secoua simplement la tête. "J'y ai mis le feu," rit l'homme. "Je n'en avait pas l'intention, bien sûr - mais Remus et James étaient quand même assez fâchés contre moi ensuite."

"Sirius," sourit Harry, heureux de découvrir finalement l'identité de son invité, "que diable faisais-tu qui mettrait le feu à une tapisserie ?"

Son parrain lui sourit. "À l'époque nous étudiions les sorciers du Moyen- Orient en Histoire de la Magie. Remus était fasciné par l'idée des tapis volants et voulait voir si nous pourrions en faire un." Avec un air semi- embarrassé, il ajouta, "Je n'en voyais pas l'utilité moi-même. Donnez-moi un bon balai n'importe quand."

"Un peu dur dans des pays qui sont surtout déserts," répondit Harry. "Il n'y a pas exactement beaucoup de bois alentour pour faire des balais."

"Ouais, et bien... De toute façon, nous ne pouvions pas trouver un tapis approprié. Nous avions besoin d'un qui ne manquerait à personne et qui ne soit ni trop grand ni trop petit." Alors Sirius eut un air lointain dans ses yeux en ajoutant, "Celui du bureau du Directeur aurait été parfait..."

Harry rit. "Ne me dis pas que vous avez essayé de voler celui-là!"

Sirius renifla. "Tu plaisantes ? Même Remus n'était pas si désespéré que cela."

"Alors," l'incita Harry, "je suppose que vous ne pouviez pas trouver un tapis qui vous plaise. Qu'est-ce qui vous a fait vous décider pour une tapisserie ?"

"Une ou deux choses," expliqua Sirius. "D'abord, cette tapisserie particulière était accrochée dans notre dortoir, alors aucun des enseignants ne le remarquerait si elle était portée manquante. Elle était aussi pile de la bonne taille - et le motif dessus a un peu l'air moyen- oriental. Remus supposait que c'était assez proche et à cette étape j'aurais consenti à peu près tout tant que je ne devais plus regarder de tapis. Malheureusement, James aimait bien cette tapisserie - il disait toujours qu'elle l'aidait à se détendre - alors il n'était pas trop enthousiasmé à l'idée que nous expérimentions dessus. Mais Remus et moi l'avons finalement persuadé."

Harry regarda la décoration murale légèrement brûlée avec une appréciation renouvelée. Il y avait un certain nombre de trésors qu'il avait délibérément cherchés quand lui et Dobby avaient fouillé dans les réserves de château. Le vieux rapeltout de Neville et le chaudron bosselé de Sev étaient deux d'entre eux. Mais ceci était un cadeau inattendu. Pour quelque raison inconnue, il n'avait jamais rencontré par hasard cette tapisserie dans le Miroir - et donc Sirius ne s'en était jamais rappelé et n'avait jamais pensé à lui en parler. Harry avait tellement peu des affaires de ses parents...

"Je ne le savais pas ," dit-il simplement. "Quand je l'ai trouvée, j'en ai simplement aimé l'apparence. Mais je peux comprendre ce que Papa voulait dire à propos de l'aider à se détendre. Je trouve le motif ... calmant - particulièrement quand je suis fatigué ou stressé."

"Ne m'étonne pas," sourit Sirius. "Il y a beaucoup de ton père en toi de temps en temps." Alors revint à regarder la vieille tapisserie de manière critique. "Je n'ai jamais pu le voir moi-même," il haussa les épaules en s'excusant. "Pour moi, c'est simplement quelque chose à accrocher au mur."

"Ce qui n'explique toujours pas pourquoi tu y as mis le feu," fit remarquer Harry.

Sirius sourit. "Remus n'arrêtait pas de nous dire que quand nous aurions fini il porterait au moins deux d'entre nous. A cette époque, nous n'avions jamais vu de balai en tandem, alors nous avons tous pensé qu'avoir quelque chose sur quoi deux d'entre nous pourraient voler ensemble serait assez cool. Mais je n'en étais pas si sûr. Je veux dire, si on le regarde, ce n'est pas du tout aussi épais ou solide qu'un tapis approprié et la pensée continuait à me trotter dans la tête que c'était très bien pour le reste d'entre eux... Ce maudit rat," et le visage de Sirius s'obscurcit en se souvenant de Peter Pettigrow, "a toujours été petit - et bien que Remus et James aient été plus grands, ils n'ont jamais gonflé comme moi. Des quatre d'entre nous, j'ai toujours été le plus lourd et je ... et bien, je n'ai jamais fait confiance à l'idée d'un tapis autant qu'à celle d'un balai." Sirius sembla un peu embarrassé avant d'admettre, "J'étais plus d'un peu inquiet que cette maudite chose s'affaisse à n'importe quel bout auquel je m'asseyais."

"Bien sûr," continua-t-il, "je n'ai dit à personne combien j'étais inquiet. Au lieu de cela, je me suis simplement glissé en douce dans notre dortoir un soir avant le dîner et y ai jeté un sortilège fortifiant. Ou du moins, j'ai pensé que j'y avais jeté un sortilège fortifiant. Malheureusement, j'ai utilisé 'a-duro' au lieu de 'duro' dans le sort et-"

"-elle s'est enflammée!" rit Harry.

"Comme si j'avais versé de la Solution Incendius dessus," acquiesça Sirius avec un rire. "Cela a allumé les tentures de mon lit avant que je ne sache ce qui arrivait. McGonagall m'a fait remplir cent quatre-vingt centimètres de parchemin avec 'Duro est pour durable. Aduro est pour les incendiaires. Je n'expérimenterai pas avec des sorts tout seul. Je ne mettrai pas le feu à la propriété de l'école.' Alors elle m'a donné deux semaines de détention."

Harry trouvait cela drôle et Sirius dût attendre patiemment que son filleul arrête de rire avant de pouvoir continuer. "Ils ont confisqué la tapisserie bien sûr et James ne m'a pas parlé pendant deux jours. Le rat a eu une attaque de panique quant au fait que j'aurais pu brûler complètement la tour et ensuite il m'a évité jusqu'à ce que James m'ai laissé tranquille et pardonné. Remus était simplement heureux que je n'aie pas impliqué le reste d'entre eux tandis que j'essayais d'expliquer ce que je faisais avec une tapisserie en premier lieu."

"Et en parlant de Lunard," sourit Harry, "où est ton associé dans le crime ?"

Sirius se laissa tomber dans un fauteuil et répondit, "Il est allé voir Dumbledore. Nous sommes ici pour faire un rapport sur quelque affaire pour l'Ordre qu'il nous fait étudier. Puisque je suis toujours un homme recherché et que tu ne veux pas qu'Albus sache à propos du sort de déguisement, Remus est celui qui est actuellement assis dans le bureau du Directeur avec son apparence normale."

Une pensée frappa soudain Sirius, "Hé! Comment as-tu su que c'était moi ? Tu ne nous as pas dit que tu avais un moyen de voir à travers le sort."

Harry rit en se dirigeant vers la cuisine. "Je n'en ai pas." Assura-t-il son parrain. "Mais il n'y a pas beaucoup de complets étrangers qui auraient l'audace de s'approcher et de me donner une tape sur l'épaule. Quand tu as commencé à parler de Remus et mon père, c'était assez évident. Tu veux boire quelque chose ?"

"Oui merci," répondit Sirius, "- du jus d'orange si tu en as."

"Ca marche."

Comme Harry revenait avec deux verres en main, Sirius se pencha en avant et fit le commentaire, "Tu sais, ce sort de déguisement est absolument brillant! C'est la première fois depuis que je me suis échappé que j'ai été capable de me promener comme un sorcier ordinaire. Je tremblais comme une feuille la première fois que Lunard et moi sommes entrés au Chaudron Baveur. Mais personne n'a même cligné des yeux! C'était fantastique!"

Harry tendit sa boisson à Sirius et observa son parrain se rasseoir dans sa chaise. "J'en suis heureux," lui dit Harry. "Et j'espère que vous n'avez pas passé tout votre temps à travailler pour Albus."

Souriant follement, Sirius répondit, "Aucune crainte à avoir de ce côté. Cela a été une révélation pour Remus aussi. C'est la première fois dans sa vie adulte qu'il n'a pas eu à s'inquiéter du préjugé contre les loups- garous partout où il va. Alors fais moi confiance - nous ne passons certainement pas tout notre temps à travailler!"

"Ne te laisses simplement pas trop emporter," répondit Harry par un sourire.

Sirius roula des yeux. "Seigneur," gémit, "mon filleul me donne des conseils parentaux!"

Harry rit de nouveau. "Mais sérieusement," ajouta son aîné, "ne t'inquiète pas pour nous. Nous sommes peut-être des maraudeurs, mais nous ne sommes pas stupides. Tandis que cela a été une bénédiction réelle pour nous de se promener si librement, nous sommes tous les deux bien conscients des risques que nous prenons. Avoir des visages différents ne nous sauvera pas si un Mangemort nous attrape à fureter - ou si un Auror pense que nous agissons de manière suspicieuse."

Harry était soulagé. "Je n'étais pas vraiment inquiet- " commença-t-il.

"Si tu l'étais," interrompit Sirius gaiement. "Et tu avais tous les droits de l'être. C'est un sentiment grisant - la liberté que tu nous as donnée. La première fois que nous sommes entrés dans un pub pour dîner ... c'était comme ... comme si j'étais finalement hors d'Azkaban pour de bon - comme si j'étais finalement moi de nouveau! Cela aurait été très facile pour nous deux de nous rendre ivres morts cette nuit là." Avec un sourire désabusé, il ajouta, "Très facile. Trop facile. Mais nous savons tous les deux que nous ne pouvons pas nous permettre ce genre de chose tout de suite."

"Mais plus tard ?" demanda Harry .

"Tu ferais mieux de le croire," sourit Sirius d'un air satisfait. "Mais pas jusqu'à après que nous nous soyons débarrassés du vieux Voldie-" et Harry pouffa de rire au surnom irrévérencieux, "-et que nous ayons trouvé ce rat et m'ayons fait acquitté!"

"Plus de pouvoir pour toi," trinqua Harry en levant son verre.

"Pour nous tu veux dire," contra Sirius en se penchant en avant et faisant tinter son propre verre contre celui de son filleul. "Et en parlant de Voldie et ses Mangemorts-"

"Tu es vraiment collé sur ce surnom, n'est-ce pas ?"

"C'est toi qui m'a fait commencer," répondit Sirius, "alors tu n'as pas le droit de t'en plaindre. Maintenant - comme j'étais sur le point de dire, Remus est en train de mettre Dumbledore à jour, alors je suis ici pour te mettre à jour." Et avec cela, la conversation se tourna vers des questions plus sérieuses.

Surtout, Patmol et Lunard avaient essayé de suivre le mouvement de divers Mangemorts dans une tentative de localiser le quartier général actuel du Seigneur des Ténèbres. Ils avaient aussi examiné les rumeurs d'activité suspicieuses à une variété d'emplacements dans l'espoir que n'importe quels indices qu'ils pourraient trouver pourraient désigner un motif plus large.

Chaque membre de l'Ordre du Phoenix retransmettait les informations à leur leader : Albus Dumbledore. Lui, à son tour, essayait de créer une image complète des plans du Seigneur des Ténèbres à partir des petits morceaux que ses gens lui apportaient. C'était un travail minutieux, comptant souvent sur des conjectures et des probabilités - ce qui était pourquoi le rôle d'espion de Sev était tellement essentiel à l'effort.

Lorsque Sirius finit progressivement son rapport, Harry n'avait toujours rien entendu qui pourrait exiger qu'il change ses propres plans. En effet, beaucoup de ce qu'on lui avait dit ne le concernait que très peu et était probablement sans rapport avec le Seigneur des Ténèbres, sauf accidentellement. Il avait demandé plus de détail de temps en temps, mais même alors les réponses de Sirius avaient seulement servi à le rassurer que Voldemort agissait à peu près comme Harry l'avait prévu.

Ce n'est qu'à la fin même du compte-rendu de Sirius qu'un commentaire désinvolte fit soudainement geler le sang de Harry.

"Oh,"disait Sirius, "à propos, Remus et moi avons trouvé par hasard quelques histoires étranges d'une attaque de Mangemorts sur une université moldue."

"Une université moldue ?" demanda brusquement Harry. "Sais-tu laquelle ?"

Étonné par l'intérêt aigu de Harry, Sirius put seulement secouer la tête. "J'ai peur que non," répondit-il. "Les rumeurs étaient vagues au mieux et cela a été plus de trois mois depuis que l'attaque est censé s'être passée. Toutes les pistes ont disparu comme de la fumée quand nous avons essayé de trouver quelque chose de concret pour continuer."

"Normalement," continua Sirius, "nous ne nous dérangerions même pas pour rechercher quelque chose dans ce genre, mais il a été dit que cette attaque s'est passée en juin - environ une semaine après que tu aies 'disparu'. J'ai pensé que cela pourrait valoir la peine d'examiner cela à cause du chronométrage et aussi parce que ce n'est pas très commun qu'un problème dans le monde moldu se termine comme une rumeur dans le monde sorcier."

Anxieusement, Sirius observa que l'attention de Harry se concentrait vers l'intérieur et qu'un froncement de sourcils vague apparut sur le visage de son filleul. "Harry ?" l'incita-t-il. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

"Peut-être rien," répondit lentement Harry. Alors il leva la tête et demanda, "As-tu entendu quelque chose de plus sur l'intérêt de Voldemort pour les dragons ? Cela n'a pas changé, n'est-ce pas ?"

Sirius réfléchit un instant. "Je ne - non, attends une minute, j'ai entendu quelque chose tout récemment ... je pense que Remus aurait pu le mentionner. Quelque chose à propos d'un Mangemort que nous suivions. L'homme disait quelque chose ... je n'écoutais pas trop étroitement puisque nous savions déjà que Voldemort était intéressé par cela - et je surveillais nos arrières à ce moment là..."

Soudainement Sirius claqua des doigts. "J'ai trouvé!" se souvint-il. "Celui nous suivions se plaignait à son camarade de travail qu'il avait été forcé à étudier les dragons en Roumanie et ensuite soudain était rappelé à la maison et remplacé par quelque gosse avec la seulement moitié d'un cerveau. Remus en a plaisanté plus tard, disant que la moitié d'un cerveau était probablement une amélioration pour la plupart des Mangemorts."

"Zut," dit Harry sombrement. "Il semble que Voldemort a retiré ses chercheurs de Roumanie et les a remplacés par des troupiers normaux."

"Troupiers ?" demanda Sirius.

"Des soldats peu ou pas qualifiés," expliqua Harry. "Quelqu'un comme Voldemort les assigne à faire tous les boulots désagréables ou ennuyeux parce qu'ils n'ont pas l'expertise nécessaire pour faire les boulots importants. Dans ce cas, cela peut indiquer que Voldemort a trouvé quelque chose de plus important sur quoi se concentrer que la recherche sur le Feu de Dragon."

"Le feu de dragon!" s'exclama Sirius. "Je pensais que c'était un mythe!"

"Non," répondit Harry. " Le feu de dragon est assez réel. C'est simplement très rare - probablement parce que les dragons eux-mêmes ne sont pas aussi communs qu'ils l'étaient autrefois. Et même s'ils l'étaient, seuls les membres les plus vieux d'une ou deux espèces ont jamais été capables de le produire. Mais le feu de dragon existe très certainement ."

"Et ils font des recherches dessus en Roumanie ?"

"Oui et non," répondit Harry. "Charlie Weasley s'intéressé à cela depuis quelque temps et a poursuivi cette recherche en même temps que ses recherches officiellement approuvées. Mais ce fait n'est pas largement connu."

"Cela explique pourquoi Voldemort était intéressé," murmura Sirius pour lui- même.

"Mais pas pourquoi il est soudain devenu moins intéressé," ajouta Harry.

"Bien, il n'y a pas tout abandonné," fit remarquer Sirius. "Il a toujours des gens là, même s'ils sont 'des troupiers'."

"Oui," argumenta Harry , "mais ce n'est pas ce qu'il a fait dans le Miroir. Ce n'est pas ce dont je me souviens! - et ce la pose la question : qu'est ce qui est si important pour qu'il ait rappelé ses chercheurs ?"

"Quelque chose à voir avec une université moldue ?" hasarda Sirius.

"J'espère sincèrement que non," répondit Harry d'un air mécontent.

Sans réaliser ce qu'il faisait, Harry se leva de sa chaise et commença à faire les cents pas. // C'est bien trop tôt// pensa-t-il pour lui-même. // Robert devrait encore préparer sa licence. Son travail sur la technomagie ne commencera même pas avant trois autres années! Il n'aurait probablement pas pu attirer l'intérêt de Voldemort si tôt. Non //

Sirius observait son filleul silencieusement, se demandant ce qui aurait possiblement pu arriver dans ce maudit Miroir pour causer tant de souci à propos d'une rumeur sur une université moldue. Distraitement, il nota combien il était étrange de voir cet homme - un Mage de Guerre - faisant les cents pas et de savoir que c'était Harry - son filleul - bien caché sous le même sort que Sirius portait actuellement lui-même.

Soudainement, Harry arrêta d'arpenter la pièce et se tourna pour lui faire face.

"Sirius, tu as passé beaucoup de temps dans le monde moldu n'est-ce pas ?"

"Ouais, je crois," reconnut-il. "Il m'a toujours fasciné. C'est une des raisons pour lesquelles j'avais une moto moldue - mais je ne suis pas un expert ni rien de ce genre."

"Mais tu peux t'y mêler assez bien pour faire quelque enquête pour moi ? - Sans se faire remarquer ?"

Sirius considéra cela. "Oui, je le pense. J'ai passé pas mal de temps dans le monde moldu depuis que je me suis échappé d'Azkaban." Avec une ironie désabusée, il ajouta, "Vous n'avez pas tendance à rencontrer beaucoup de Détraqueurs ou d'Aurors quand vous vous faites passer pur un moldu."

Harry sourit un peu à cela et se laissa retomber dans le fauteuil à côté de son parrain. Se penchant en avant, il expliqua : "J'ai besoin que tu ailles à l'Université de Cambridge pour trouver s'il y a là un moldu nommé Robert Thomas. Il devrait être inscrit comme étudiant, mais je ne peux pas me rappeler dans quel cours il est supposé être. Cependant, ce sera soit en Physique ou dans le Département d'Ingénierie, alors tu n'auras pas besoin de fouiller dans toute l'université pour le trouver."

"La Physique ou l'Ingénierie," répéta soigneusement Sirius, "et je cherche Robert Thomas." "Des questions discrètes seulement," l'avertit Harry. "Je veux simplement savoir s'il est là et s'il va bien. Tu n'as pas besoin de lui parler - ou à qui que ce soit d'officiel - si tu peux l'éviter."

Sirius hocha la tête. "Découvrir où les étudiants traînent et demander ici et là. Ne pas attirez l'attention officielle. Compris." Alors il leva les yeux vers Harry. "Dois-je prendre Remus avec moi ?"

"Tant que tu peux le faire s'intégrer, oui. Je ne sais pas combien d'expérience il a avec les moldus cependant."

"Ce ne sera pas un problème," l'assura Sirius. "Je ferai la plus grande part des discussions."

"N'attendez pas de revenir pour faire un rapport," lui dit Harry. "Envoyez un hibou. Je dois savoir si M. Thomas va bien aussitôt que possible. Beaucoup pourrait changer s'il y a vraiment eut une attaque de Mangemorts à cette université particulière."

Maintenant Sirius était intensément curieux. "Peux-tu au moins me dire pourquoi ce moldu est si important ?" demanda-t-il.

"Je regrette vraiment de ne pas pouvoir, Patmol. Mais je dois savoir ce qui se passe d'abord. Il se pourrait que je m'inquiète pour rien, auquel cas il ce serait mieux pour M. Thomas si toi et Lunard oubliiez simplement que vous avez jamais entendu parler de lui."

"Mieux pour lui..." répéta Sirius lentement, observant son filleul pensivement. "Sécurité par l'anonymat ?"

Harry ne répondit pas.

Sirius roula ses yeux. "Bien, bien," capitula-t-il. "Plus de questions."

Harry renifla. "Je croirai cela quand je le verrai !"

"Tu me connais trop bien," rit Sirius. "Mais je vais promettre de ne plus poser de questions pour le moment. Qu'en penses-tu ?"

"Quoi, pas même sur ma vie privée ?"

"Ne sois pas ridicule," se moqua Sirius. "C'est mon devoir de parrain de te tracasser à propos de ta vie privée jusqu'à ce que tu abandonnes et me dises tout."

Harry rit.

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Ce fut peu de temps après le coucher du soleil que Sirius - toujours déguisé comme un étranger anonyme - sortit de manière culottée du château et s'avança sur les terres de l'école.

Lui et Remus s'étaient arrangés pour se rencontrer à la Cabane Hurlante et Sirius était supposé arriver d'abord et attendre ensuite que Remus le rejoigne. Une fois là, ils mettraient tous les deux de nouveaux déguisements et transplaneraient ensuite ensemble pour Londres . Personne qui les aurait vus entrer dans la Cabane ne les verrait sortir - ou reconnaîtrait les deux hommes quand ils apparaîtraient quelques secondes plus tard à Londres.

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Une fois que Sirius fut parti, Harry admit piteusement que son parrain n'avait pas plaisanté au sujet de la vie privée de Harry. Sirius était intensément curieux quant au mystérieux 'futur petit ami' de Harry et avait mentionné à plusieurs reprises l'homme non identifié dans l'espoir que Harry pourrait lui donner quelques détails.

// Malheureusement pour lui j'ai été formé pour résister aux interrogatoires// se sourit Harry d'un air satisfait . D'accord, la première fois que Sirius avait utilisé le mot 'petit ami', Harry était presque tombé de sa chaise de rire. L'image mentale de Severus Rogue n'allait simplement pas avec le mot 'le petit ami'. Pour Harry, Sev ' avait toujours été son amant, son compagnon, ou son partenaire - jamais son ' petit ami '.

Heureusement, Sirius avait été plus taquin qu'ennuyeux. Il voulait évidemment savoir, mais reconnaissait librement que Harry n'était pas obligé de lui dire. Ainsi au lieu d'exiger des détails, il continuait simplement 'à rappeler' à Harry que si Harry voulait de l'aide/des conseils/quelqu'un-qui-l'écoute, alors son parrain était 'là' pour lui.

Quant au reste, Harry apprécia à fond de parler à Sirius de l'interview au veritaserum et de comment lui et Albus avaient réussi à rouler une pièce pleine de journalistes. Sirius n'avait pas été tout à fait si heureux que son filleul aie confié sa santé à Severus Rogue, mais Harry essaya d'atténuer l'effet en décrivant la situation critique de Wally le Sot et l'expression sur le visage de l'Auror quand Fudge lui avait délibérément marché sur le pied. Sirius et Sev ' n'ont voyaient pas du même oeil la plupart des choses, mais ils partageaient une certaine quantité de mépris pour les Aurors du Ministère . Harry fut récompensé par un sourire réticent de son parrain sur l'exil éventuel de Wally de la conférence de presse.

Harry était aussi finalement libre de décrire combien cela était bizarre d'être vraiment un professeur à Poudlard. Sirius rit avec lui à propos d'appeler Ron et Hermione 'M. Weasley' et 'Mlle Granger' et fit des bruits compatissants au malaise de Harry à donner des points de Maison. En retour, Sirius parla à Harry de ses expériences en tant qu'espion voyageant pour l'Ordre du Phoenix et des endroits que lui et Remus avaient visités ensemble. Lorsque Harry fut de nouveau seul dans son appartement, ils avaient tous les deux eu un après-midi très agréable et Harry remerciait mentalement ses parents d'avoir un si bon goût dans leurs amis.

Ce n'est que quand il revint finalement pour faire face à une pièce vide - et remarqua les ombres silencieuses s'étendant à partir des coins - que les pensées de Harry revinrent encore une fois à Robert Thomas.

// S'il a été pris// pensa Harry obscurément// alors je devrai simplement trouver une façon de le sauver. // Harry savait qu'il ne serait pas capable d'ignorer la situation critique du jeune homme si Voldemort l'avait vraiment. Le souvenir de leur première réunion - de trouver l'homme battu, cassé, les yeux abattus, avec le mot 'maître' toujours sur ses lèvres - non, Harry ne pouvait pas admettre que cela arrive de nouveau pas plus qu'il ne pouvait permettre à Drago de marcher aveuglément le long du même chemin que dans le Miroir.

// Mais c'est toute la conjecture à l'heure actuelle// se rappela Harry . // Je ne sais pas si quoi que ce soit est arrivé à Robert. Il pourrait aller parfaitement bien. //, mais la pensée que Voldemort aurait pu rappeler à lui même certains de ses chercheurs grignotait l'arrière des pensées de Harry - lui rappelant que les choses différaient déjà du Miroir et lui chuchotait que peut-être ... seulement peut-être ... c'était le commencement d'une divergence principale.

"Merde!!" jura Harry à haute voix. "Il était supposé être en sécurité! Il n'était pas même supposé devenir impliqué cette fois-ci!"

Et avec le souci pour la sécurité de Robert Thomas vint le savoir que si Patmol et Lunard ne pouvaient pas répondre de son emplacement, alors trouver un simple prisonnier moldu parmi les Mangemorts pourrait prendre des mois.

Et ceux-là étaient des mois que Harry ne souhaiterait à personne.

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